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باللغة العربية

 



Nous sommes heureux de vous rencontrer sur la terre d’Egypte, vous, responsables des écoles Catholiques dans de chers pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, pour examiner avec vous l’avenir de ces écoles et dans quelle mesure elles accompagnent les changements que connaît cette région du monde et qui imposent à ces écoles de changer à leur tour afin de remplir leur mission et de conserver leur excellence ou de pousser cette excellence tous les jours vers le meilleur et le plus haut.

Je viens à vous du Liban, ce pays frère qui a accueilli les écoles Catholiques depuis des centaines d’années et auxquelles il doit beaucoup en matière de chances de progrès intellectuel et scientifique qu’elles ont procurés à son peuple dans toutes ses composantes. Comme tous ses pays frères, il se tient aujourd’hui au seuil d’une ère nouvelle de rapports régionaux et mondiaux qui requiert de tous de revoir leurs objectifs éducatifs ainsi que les moyens propres à préparer de nouvelles générations capables de jouer leur rôle dans l’édifice social général et dans la construction de leur vie dans quelque lieu et quelque circonstance qu’elles se trouvent.

Le Secrétaire Général des Ecoles Catholiques au Liban, Père Marwan TABET, m’a demandé de participer avec vous à la réflexion sur les nouveautés de l’action éducative dont vous assumez la charge dans les divers pays de la région, et sur les moyens propres à maintenir la qualité reconnue de vos écoles, qui ne saurait être conservée que par un esprit nouveau et des méthodes nouvelles à mettre en évidence ou en œuvre pour atteindre les objectifs souhaités. Cependant je dois vous avouer mon embarras devant cette responsabilité dont m’a chargé mon ancien étudiant, le Père Marwan, lorsqu’il m’a sollicité pour faire cette communication. J’ai abandonné, en effet, l’activité scolaire directe depuis vingt ans, bien que j’aie passé autrefois près d’un quart de siècle dans l’administration puis dans la présidence du Collège de La Sagesse à Beyrouth. Aussi ai-je besoin moi-même de votre science dans ce domaine, besoin que vous me mettiez au courant in situ de vos riches expérimentations dans la conduite et le développement de votre action éducative. Mais les évêques eux aussi obéissent tout comme ils ordonnent. Voilà pourquoi je demanderai votre indulgence en évaluant les pensées que j’exposerai devant vous sur le sujet de votre congrès. Je diviserai ma communication en trois parties: dans la première, j’exposerai la direction que doit éviter de prendre le mouvement vers l’excellence en éducation; dans la deuxième, j’indiquerai le chemin que les plans peuvent suivre pour atteindre cette excellence; dans la troisième, je tâcherai de proposer une représentation du service que cette excellence peut rendre à la mission ecclésiale, mission qui veut le bien de l’homme dans cette région, de tout homme, dans la plénitude de son humanité.

Première partie
Ce qu’il faut éviter dans la démarche de qualité en éducation:

Il existe une différence radicale entre la qualité que nous devons rechercher et l’élitisme que nous devons éviter. Il y aurait chez nous, comme chez d’autres, des écoles accusées de pratiquer l’élitisme, ou la pratique de fait à partir d’une échelle de valeurs que revendiquent ses promoteurs et ses partisans. L’élitisme est un choix propre visant à former un groupe de gens supérieur aux autres ou qui dispose d’atouts lui permettant d’acquérir une précellence aux dépens d’autrui et pour une longue durée. Il n’est pas vrai que cet esprit élitiste soit l’invention de certaines écoles Catholiques ou bien d’autres écoles. Il est, en réalité, antérieur au Christianisme et revient à des temps où les sociétés étaient divisées en classes établies ou favorisant cet état de fait. Aristote n’a-t-il pas prêché publiquement la discrimination entre les hommes libres et les esclaves? Les libres avaient pour eux la science et les trésors du savoir, ils y puisaient grâce à leur supériorité et à leur latitude de passer la vie à la recherche de la vérité. Ils pouvaient le faire, parce que le travail matériel et le gain de leur vie incombaient aux esclaves qui n’avaient d’autres aptitudes que pour les travaux serviles.

En opposition à cette ancienne situation représentée par l’aristocratie de l’éducation que des pays ont connue dans leur ancien patrimoine comme dans des patrimoines récents, face à la masse des ignorants condamnés à rester dans leur ignorance, ont émergé, dans les temps modernes, des tendances qui prônent la démocratie de l’éducation et mettent en œuvre une politique visant à en assurer le succès. Cette politique ne suppose pas forcément l’égalité, chez tous, des dons et des compétences, elle vise néanmoins ce qu’on appelle l’égalité des chances. A chacun doit être donnée la chance d’accéder à la science et de se réaliser selon ses propres capacités.

Devant cette distinction entre l’aristocratie de l’éducation et sa démocratie nous posons la question au sujet de notre politique scolaire dans nos Eglises et dans nos établissements éducatifs en tous lieux. Nos objectifs étaient-ils tous légitimes et exempts de tout préjudice? Ou bien cherchons-nous à servir nos sociétés dans toutes leurs composantes, ne privilégiant aucune catégorie ni aucune classe au détriment d’une autre? Un des problèmes posés à l’opinion publique autour des écoles Catholiques, ou de certaines de ces écoles, porte sur la contestation qui accuse ces écoles de consacrer leurs efforts éducatifs à favoriser les riches et les classes aisées plus que d’autres. Si nous souhaitons une bonne éducation dans ces écoles, cela ne nécessite guère que notre attention soit limitée à une classe sociale à l’exclusion des autres. Bien plutôt nous sommes requis d’assurer les chances d’une bonne éducation à tous les élèves de notre peuple sans distinction ni discrimination.

Toutefois, ce problème ne se borne pas aux choix faits par les seules écoles Catholiques. Il se pose dans plus d’un domaine et au niveau du monde entier c’est-à-dire au niveau des relations entre les pays riches et les pays pauvres et à leurs rapports conscients et impératifs. Autrefois s’était posée la question de l’économie mondiale qu’établissaient les Etats colonialistes. Les pays riches imposaient aux pays pauvres une économie favorable à leurs intérêts propres sans égards pour les autres. Il en découlait que les Etats développés conservaient leur supériorité et que les Etats pauvres s’enlisaient dans leur pauvreté, n’étant pas libres de décider du choix de leur économie ni de son orientation de manière adéquate. Ce qui se passe au niveau de l’économie risque de se passer aussi au niveau de l’éducation et de l’enseignement, ou de l’acquisition des outils de développement voire de leur emploi. N’y a-t-il pas dans le monde une tendance à maintenir les Etats producteurs dans leur statut de producteurs et à accroître leur production, et aux Etats consommateurs de rester figés dans leur statut de consommateurs sans qu’il leur soit permis de passer à la production et au développement? Il est hors de doute que cette politique injuste se sert entre autres des moyens éducatifs pour rester maître de la décision mondiale et de toutes ses conséquences. Citons, à titre d’exemple, que les manuels de mathématiques seraient conçus autrement à l’usage de sociétés développées que dans les sociétés de consommation, de sorte que les peuples des pays pauvres n’aient pas accès à des niveaux scientifiques lui permettant de parvenir à des industries avancées. La haute technologie n’est-elle pas aujourd’hui l’apanage des riches, alors que les nations pauvres sont bien en-deçà de cette technologie du point de vue de la valeur et de l’efficacité?

Il en est de même de l’exode des cerveaux. C’est un phénomène bien connu qui ne va qu’à sens unique, c’est-à-dire vers les Etats riches et puissants. Ces Etats sont, en effet, seuls capables de dépenser des sommes considérables pour les recherches et les chercheurs. Toutes ces raisons sont de nature à limiter la qualité de l’éducation à certaines catégories de personnes. Et c’est cela précisément qu’il faut reconsidérer pour que les sociétés soient solidaires et participantes à la science, à la production et à l’échange d’intérêts. Cela n’est pas facile. Mais l’histoire est appelée à aller dans ce sens, sinon la globalisation risque d’être négative en soi comme dans les retombées de son expansion.

Deuxième partie
La qualité scolaire: conception et réalisation

Dans cette partie de notre communication nous passons d’une affaire essentielle, l’affaire des objectifs que nous désirons atteindre à l’école, à l’action en vue d’atteindre ces objectifs, aux conditions et règles de cette action et à la manière de pourvoir les écoles des dispositions requises à la réalisation de ces objectifs au niveau des personnes, des lieux et des moyens. Nous aborderons aussi l’interaction entre les personnes concernées, la conscience qu’elles ont de leurs responsabilités en vue de réussite souhaitée. En ce sens nous pouvons dire que la bonne école est celle qui se fixe des objectifs bien clairs, qui en prend conscience au niveau de chaque acteur responsable, et qui procède, pour réaliser ces objectifs, à une action commune et programmée mettant en œuvre les moyens suffisants propres à cette action. Elle est aussi l’école qui évalue clairement son action pour voir où elle en est de ses objectifs, ce qu’elle doit modifier ou améliorer pour leur réalisation. C’est ce qu’on peut dire brièvement sur ce qu’il est courant d’appeler aujourd’hui, dans le monde de l’éducation, le plan d’action vers la qualité ou la marche vers le succès qualitatif d’une école.

Ce mode de pensée est emprunté au monde de l’économie où l’amélioration de la qualité de production est un moyen de promouvoir le développement des institutions. Celles-ci répondent alors de plus en plus aux commandes des clients dont le nombre augmente, prêts à payer n’importe le meilleur prix afin d’obtenir un bon produit satisfaisant à leurs besoins. Ce raisonnement ne saurait être rejeté s’il peut éclairer l’opération éducative, ses objectifs et ses moyens, et resserrer les liens entre l’école et les parents, chaque partie y trouvant son compte en atteignant les fins qu’elle cherche. On sait que toute école a son image dans l’esprit des gens qui conduisent leurs enfants vers elle moyennant cette même image. Avec le temps, celle-ci peut reluire et se raffiner, mais elle peut aussi se ternir et se brouiller. Entre l’éclat de l’image et son flou, la fréquentation de l’école devenir forte ou faible. Il est donc nécessaire, en tout premier lieu, que l’école ait des objectifs et des orientations bien définis. Elle en informe les parents qui les acceptent les considérant avantageux pour eux et pour leurs enfants. Sur cette base se conclut un accord tacite entre les deux parties, semblable à un contrat que chacune s’engage à exécuter et dont naissent des droits et des obligations que les deux contractants respectent et qui garantissent à chacun ses intérêts légitimes.

          a) La coopération à l’action éducative

Le secret du succès scolaire réside dans la renonciation à établir un plan d’action par pure autorité, indépendamment de son terrain d’exécution ou des acteurs à l’œuvre pour son application. Dans les Etats centralisés, l’éducation s’expose au risque de voir les hautes autorités gouvernementales établir seules les plans scolaires de sorte qu’il ne reste aux autres que de les mettre en application. Ce dirigisme ne sert en rien l’éducation ni la qualité éducative; au contraire, il porte le personnel éducatif à se démettre de ses efforts et de sa réflexion responsable. L’opération éducative ne marche droit qu’avec la coopération de tous les éléments qui y participent. Ce qui est vrai pour les ministères et les Etats l’est tout autant pour les écoles privées qui peuvent, grâce à leur souplesse, repousser la tendance autoritaire et superbe et choisir la voie de la coopération constructive, sur tous les plans, avec les éducateurs à l’oeuvre dans leurs établissements. La question qui se pose est de savoir si nous tenons tous nos collaborateurs dans le champ éducatif informés de l’image que nous entendons donner de notre école et des objectifs et programmes que nous élaborons pour l’atteindre. Aucune personne ne sentirait son appartenance à un corps donné si elle en restait éloignée et qu’elle ne s’en occupait pas spontanément et efficacement. Alors que si, au contraire, le maître devenait un associé dans l’œuvre éducative, il se transformerait en militant pour la cause de l’école, car le succès de l’école serait un succès pour lui et pour les autres.

          b) L’amélioration du niveau des ressources humaines

De là l’importance du développement des ressources humaines dans les écoles. Le recrutement scolaire doit obéir à des règles claires et objectives. Il en est de même de l’attention à accorder aux éducateurs après leur engagement pour qu’ils soient mis eux-mêmes d’abord sur la voie du succès et au service de l’excellence. Il est également possible de soulever le problème du recrutement éducatif du point de vue de la bonne disposition des bons éléments humains à entrer actuellement dans le monde de l’éducation. En effet, l’enseignement n’attire plus les jeunes en quête de succès économique et social. Et la société qui a besoin des éducateurs n’accorde pas à ceux-ci la considération suffisante, aussi bien matérielle que sociale. Cet état de fait constitue une menace fondamentale pour le succès de l’action éducative. Y remédier avec les moyens et les décisions appropriés est le devoir de tous, en particulier dans les écoles Catholiques. Depuis combien de temps avons-nous parlé de l’institution d’écoles normales sans passer, dans ce domaine, des spéculations à l’acte? Les avocats suivent un stage, de même que les ingénieurs et les médecins, tandis que les enseignants sortant des universités non spécialisées en éducation entrent directement dans l’enseignement sans préparation, ce qui rend leur succès tributaire des expériences acquises le plus souvent au prix d’erreurs, et à longue échéance bien coûteuse.

          c) La communication entre maîtres et élèves

En plus de la coopération indispensable à l’établissement des objectifs et à leur réalisation entre l’école et les enseignants, le succès scolaire requiert aussi la création d’un climat de dialogue constructif entre les maîtres et les élèves. Ces derniers ont droit à l’éducation, et pour eux, l’excellence de l’enseignement est celle de l’apprentissage. Aussi faut-il éviter la relation unilatérale de pensée, de l’enseignant vers l’élève, et adopter la communication entre les deux parties concernées, si bien que l’éducation devienne personnalisée, et par conséquent, son utilité garantie. L’élève a droit à l’acquisition des méthodes propres à le conduire à la découverte de la vérité. Il a, par ailleurs, sa personnalité propre que le maître doit aider à la développer et non à la compromettre en lui imposant un « bourrage de crâne » qui finit par étouffer toute aptitude créative. Nous ne faisons que le répéter: le maître est celui dont on ne peut se passer au départ, et qui fait en sorte de devenir inutile jour après jour.

          d) Le rôle des parents dans leur collaboration avec l’école

Il en est de même du rôle des parents accompagnant l’éducation de leurs enfants. L’école est pour eux un lieu de rencontre avec les maîtres et la direction. Là sont explicités pour eux le projet de l’école et les moyens mis en œuvre pour atteindre l’excellence scolaire. C’est pourquoi au droit des parents de choisir l’école de leurs enfants et la qualité d’éducation qu’ils veulent pour eux, correspond l’obligation pour l’école d’expliquer aux parents son mode d’action et d’établir avec eux un dialogue afin que chaque partie prenante de l’éducation occupe sa place et assume son rôle en vue de l’excellence éducative requise. Il s’agit de la conjugaison permanente des efforts de la part de toutes les parties. Cela demande de susciter une atmosphère d’écoute mutuelle et de consacrer le temps nécessaire à sa réalisation. L’écoute mutuelle, voilà ce qui développe le sens de la responsabilité commune et qui aboutit à un succès certain.

          e) L’évaluation des résultats éducatifs

Ainsi se dessine le triangle idéal requis pour l’excellence scolaire. C’est le triangle de la collaboration et de l’interaction positive entre l’école, les professeurs et les parents qui poursuivent tous les mêmes buts et désirent le même succès. Cela étant, il incombe à tous d’examiner les résultats obtenus en procédant à une évaluation des efforts accomplis sur tous les plans. L’évaluation est le mot nouveau qui vient s’ajouter aux deux autres: clarté des objectifs souhaités et contribution à leurs réalisations, pour qu’apparaisse un nouveau triangle dans le processus éducatif qu’il faut souligner et dont il faut adopter les implications comme fondement et garantie du succès. L’école doit d’abord porter sur ce qu’elle fait un regard critique et analyse les résultats obtenus, et cela de façon ininterrompue. Cela s’accomplit en recueillant les informations objectives et sûrement établies sur ce qui se fait à l’école, et en portant enfin un jugement objectif sur l’efficacité inscrite et la politique suivie, et en rectifiant le tir dans la direction voulue, afin de prévenir l’échec et de garantir les chances de succès.

Dans cette évaluation, l’école prend soin aussi de poser des critères précis pouvant servir de guide à l’opération évaluative avec tous ses éléments. Ce qui est recherché, ce n’est pas seulement les résultats enregistrés en fin d’année ou aux examens du Baccalauréat, ni l’échec scolaire, mais aussi les résultats notés dans chaque matière au programme. Les éducateurs examinent concrètement l’apprentissage des élèves et les moyens utilisés, moyens constamment soumis à révision. On notera également le climat dominant de l’action éducative ainsi que les structures de fond mises en place à l’école. Participent à cette évaluation toutes les personnes impliquées de la communauté éducative: la direction de l’école, les enseignants et les parents, car leurs responsabilités sont évidentes et complémentaires. Si ceux-là ne sont pas attentifs à l’excellence de leur action, il est difficile que les avertissements des autres, proches ou lointains, leur soient de quelque utilité.

Cependant une évaluation extérieure, effectuée hors du cercle des acteurs en jeu, reste nécessaire pour aider la communauté éducative à prendre conscience du cours des choses. C’est ce que font les spécialistes en éducation lorsqu’ils évaluent le succès scolaire dans un grand nombre d’écoles ou dans un pays tout entier. Alors sont mises en lumière des considérations pertinentes pouvant servir à une meilleure orientation de l’éducation. Elles pourraient, au bout du compte, porter les ministères de l’éducation à effectuer une évaluation complète de l’opération éducative dans leur pays, au point d’arriver au remaniement des programmes en vigueur et l’adoption de modifications jugées nécessaires. Nous pourrions résumer brièvement cette opération en quatre points sur lesquels porte toute évaluation: premièrement, les résultats des élèves; deuxièmement, le degré d’investissement des enseignants; troisièmement, le climat d’interaction et de coopération entre les acteurs de la communauté éducative; quatrièmement, l’adoption des moyens éducatifs efficaces et l’établissement des budgets conséquents pour atteindre les objectifs requis.

          f) Le coût de l’éducation et ses problèmes

A la lumière de ces besoins se pose directement un grand problème: le coût de l’éducation et les parties qui le couvrent. Une bonne éducation demande un coût plus élevé. Qui est-ce qui le prend à sa charge? Dans certaines sociétés de consommation on va jusqu’à se demander si le grand nombre d’enfants est souhaitable compte tenu du coût de leur éducation, qui aurait pour effet de priver les sociétés de ses distractions et de ses insouciances. Ce qui nous ramène aux valeurs sociales fondamentales et au rôle de l’Eglise de les défendre et de les préserver au sein de l’éducation. Voilà ce que nous aborderons dans la troisième partie de notre intervention.

Troisième partie
La qualité scolaire et la mission de l’Eglise

L’objet de cette dernière partie de notre communication est l’appel à l’évaluation des écoles Catholiques quant au service qu’elles rendent véritablement pour répandre l’enseignement de l’Eglise et construire la civilisation de l’évangile. Cette évaluation, nous l’effectuerons ensemble en toute transparence et toute fidélité. Si vous n’arrivez pas à accomplir cette besogne essentielle au cours de ce congrès, nous vous invitons à y donner suite ultérieurement, mais avec insistance et en toute responsabilité. Pour justifier l’existence de nos écoles Catholiques, nous disons généralement qu’elles sont un espace ouvert à tout élève, sur une période de douze ans et plus, pour recevoir l’enseignement Chrétien. Les résultats obtenus correspondent-ils aux attentes légitimes dans ce domaine?

En poussant plus loin notre réflexion dans cette direction, nous posons le sujet de la civilisation qui nourrit l’action de nos écoles et se nourrit par elles. Nous posons la question sur les objectifs déterminés dans ce domaine et sur les dispositifs mis en œuvre pour les atteindre. Nous avons une charte éducative en vigueur dans nos écoles Catholiques, et le Siège Apostolique proclame les objectifs que ces écoles doivent chercher à atteindre. L’Ecole Catholique se propose de faire connaître Dieu par Jésus-Christ et à le découvrir à travers la nature et les événements historiques où il parle à l’homme « à maintes reprises et sous maintes formes », comme l’affirme l’Apôtre Paul. Au nombre de ces objectifs, il y aussi l’éducation de générations attachées aux valeurs supérieures, en quête de vérité et de justice, pratiquant la miséricorde et le pardon, préférant les valeurs de l’esprit à celles de la matière et vivant la solidarité humaine pour la réalisation d’un monde de fraternité universelle. Tout cela se trouve dans notre charte. Cependant si nous appliquions les principes de l’évaluation dans notre activité scolaire à cet objectif spécifiquement, les résultats pourraient nous éclairer sur nos performances accomplies jusqu’à présent, ou sur nos déficiences, ce qui nous inciterait à prendre les mesures adéquates pour modifier notre action et pour l’améliorer en vue d’une excellence éducative intégrale, humaine et spirituelle.

C’est là un appel adressé à nous tous, en tant que responsables de nos écoles, de vérifier que ce projet spirituel dans l’éducation de nos enfants est vraiment présent parmi les priorités de ces écoles, et que le triangle éducatif formé de la direction, des parents et des enseignants, est suffisamment bien informé sur ce projet, ou, au contraire, qu’il est inconscient de ses dimensions et peu diligent à le mettre en application. Nous efforçons-nous, comme il se doit, de semer ces valeurs humaines et spirituelles dans l’esprit de nos enfants ou y sommes-nous indifférents? Et même si, dans l’absolu, nous approuvons ce projet, est-ce que nous veillons pratiquement à prendre les moyens de le réaliser au cours de toute la scolarité et dans ses cycles successifs? Toutefois, cet objectif ne peut être atteint par la seule voie de la catéchèse, mais il est à chercher à travers l’enseignement de l’histoire, des langues et des humanités où sont exprimées les vérités divines dans des beautés que l’élève apprend à découvrir. Ici apparaît le rôle crucial des enseignants à qui incombe une grande responsabilité à conduire les élèves dans la découverte de ces vérités. Ce qui leur impose d’être vraiment fidèles à leur foi et disposés à en témoigner et à la confesser dans l’exercice de leurs fonctions comme en dehors. Sommes-nous vraiment vigilants pour nous assurer que nos enseignants sont engagés pour ces valeurs sachant qu’il leur revient de les fixer dans les consciences et d’appeler à les assimiler dans les esprits et dans les cœurs?

Nous entendons souvent des voix appelant l’école à être neutre vis-à-vis des religions. En effet, elle accueille des élèves de toutes les confessions religieuses, et ne fait la propagande pour aucune d’elles au détriment d’une autre. Mais ce qui est entendu par cette neutralité c’est de ne pas semer le fanatisme et de ne pas refuser l’autre à travers l’enseignement religieux ou d’autres enseignements. Mais il n’est nullement question de pratiquer la neutralité à l’égard des valeurs spirituelles que nous avons à révéler et dont nous avons à témoigner devant nos élèves et pour eux. Nous sommes, dans cet Orient, des peuples qui admettent que les religions inspirent les sociétés dans leur vie spirituelle, politique, sociale et morale. L’école doit donc avoir une conception claire de son devoir et de son rôle dans la préparation des élèves à l’interaction entre la religion et la vie, et dans la promotion du dialogue religieux et de civilisations en paroles et en actes. Il s’agit là d’un projet éducatif par excellence pour lequel il faut se mobiliser et dont il faut évaluer les résultats pour que s’éclaire l’image de l’homme que nous construisons par l’éducation et par son insertion dans la vie active. C’est là un défi capital pour l’excellence réclamée dans nos écoles. Relever ce défi revient à vous, chers amis, sur les plans de la discussion, de la planification et de l’exécution. Vous oeuvrerez avec l’Eglise et en son nom constamment déterminés à réussir dans vos bonnes initiatives et dans l’accomplissement de ce devoir devant Dieu et devant les hommes.

Espérant vous voir vous occuper assidûment de cette dimension essentielle dans l’opération éducative avec ses autres dimensions que vous recherchez, nous vous souhaitons plein succès dans vos efforts. Votre action est une continuité, elle ne connaît pas de limite, et la découverte des horizons se fait plus vaste au fur et à mesure que vous avancez en leur direction. Puisse la réussite vous accompagner, et avec la réussite la joie bien que pétrie de fatigue. Et merci pour votre attention.

 

  † Paul MATAR
Archevêque Maronite de Beyrouth

A
 


يسعدنا اللِّقاء معكم على أرض الكنانة، مسؤولين عن المدارس الكاثوليكيَّة في بلدان عزيزة من الشرق الأوسط وأفريقيا الشماليَّة، لنبحث وإيَّاكم في مستقبل هذه المدارس وفي مواكبتها التَّغيير الَّذي تعرفه مجتمعات هذه المنطقة والَّذي يفرض عليها أن تتغيَّر هي بدورها لتقوم برسالتها خير قيام وتحافظ على جودة عملها، أو تنقل هذه الجودة كلَّ يوم نحو الأفضل ونحو الأرقى.

وإنِّي آتيكم من لبنان الشقيق الَّذي فتح صدره للمدارس الكاثوليكيَّة منذ مئات السنين والَّذي يدين لها بالكثير لما أعطت شعبه بكلِّ مكوِّناته من فرص تقدُّم فكريٍّ وعلميٍّ كبيرين. وهو يقف اليوم كما تقف سائر البلدان الشقيقة على عتبة عصر جديد من التَّواصل الإقليميِّ والعالميِّ يفرض على الجميع إعادة النَّظر بالأهداف التَّربويَّة كما بالوسائل الَّتي من شأنها تهيئة أجيال جديدة قادرة على أخذ دورها في البناء المجتمعيِّ العامِّ وفي بناء حياتها أينما وجدت وفي أيَّة ظروف.

وقد طلب إليَّ حضرة الأب مروان تابت الأمين العامُّ للمدارس الكاثوليكيَّة في لبنان أن أشارك معكم في التَّفكير حول مستجدَّات العمل التَّربويِّ الَّذي تُسهمون في حمل أعبائه في سائر بلدان المنطقة، وحول الوسائل الكفيلة بالمحافظة على المستوى الجيِّد الَّذي عُرفت به مدارسكم، والَّذي لا يحافظ عليه إلاَّ بفكر جديد وأساليب جديدة تحاولون إبرازها كما إتِّباعها وصولاً إلى الغرض المنشود. غير أنِّي أقرُّ أمامكم بحراجةٍ في موقفي أمام هذه المسؤوليَّة الَّتي ألقاها عليَّ تلميذي القديم الأب مروان عندما طلب منِّي هذه المداخلة. فأنا قد تركت العمل المدرسيَّ المباشر منذ عشرين عامًا، ولو كنت قد أمضيت سابقًا في إدارة مدرسة الحكمة في بيروت وفي رئاستها سحابة ربع قرن من الزمن. فأنا المحتاج إلى طلب العلم منكم في هذا المجال وإلى أن تضعوني في جوِّ اختباركم الغنيِّ لقيادة العمل التَّربويِّ وتطويره بحسب مقتضى الحال. لكنَّ الأساقفة يطيعون أيضًا كما يأمرون ولهذا فإنِّي أطلب حلمكم في الحكم على ما أعرضه أمامكم من أفكار حول موضوع المؤتمر الَّذي تعقدون. وفي هذا السِّياق، سأقسم مداخلتي إلى ثلاثة أقسام، أعرض في أوَّلها الاتِّجاه الَّذي يجب أن تتحاشاه حركة السَّعي في سبيل الجودة التَّربويَّة، وفي القسم الثَّاني منها أعرض ما يمكن أن تسير عليه الخطط لتأمين هذه الجودة وتحقيقها، أمَّا القسم الثَّالث من حديثي فإنِّي أحاول فيه أن أقدِّم تصوُّرًا لما يمكن أن تؤدِّيه هذه الجودة من خدمة للرِّسالة الكنسيَّة، وهي رسالة تبغي خير الإنسان في هذه المنطقة، كلِّ إنسان فيها وبكلِّ إنسانيَّته.

القسم الأوَّل
ما يجب تحاشيه في السَّعي إلى الجودة التَّربويَّة:

هناك تمييز قاطع بين الجودة الَّتي يجب أن نتوخَّاها وبين النُّخبويَّة الَّتي يجب أن نتلافاها. وقد تكون بعض المدارس عندنا كما عند سوانا متَّهَمة بهذه النُّخبويَّة أو هي تتبنَّاها علنًا وانطلاقًا من سلَّم قيمٍ خاصٍّ بأصحابه ومؤيِّديه. فالنُّخبويَّة هي خيار خاصٌّ لإقامة طبقة من النَّاس تعلو على الآخرين أو تجمع بين أيدي جماعتها أوراقًا تكسبهم التَّفوُّق على الغير والاستمرار في هذا التَّفوُّق آمادًا طويلة. وليس صحيحًا أنَّ هذا الفكر الكامن وراء القرار النُّخبويِّ هو من اختراع بعض المدارس الكاثوليكيَّة أو سواها من المدارس. بل هو يعود إلى ما قبل المسيحيَّة وإلى أزمان تقسيم النَّاس إلى طبقات مجتمعيَّة ثابتة أو تبغي هذا الثَّبات. ألم يجاهر المعلِّم أرسطو بضرورة التَّفريق بين الأحرار والعبيد؟ فالأحرار لهم العلم وكنوز المعرفة يغرفون منها بفضل تفوُّقهم وقدرتهم على صرف العمر في سبيل البحث عن الحقيقة. وإنَّ هؤلاء يستطيعون ذلك لأنَّ العمل المادِّيَّ وتأمين الرِّزق يقع على كاهل العبيد الَّذين ليس لهم من المؤهَّلات لأكثر من الأعمال المادِّيَّة.

حيال هذا الموقف القديم المتمثِّل بأرستقراطيَّة التَّعليم والَّذي عرفته بلدان في تراثها القديم كما في بعض التُّراثات الحديثة، في مقابل أهل الجهل المحكومين بالبقاء على جهلهم، برزت في العصور الحديثة اتِّجاهات معاكسة يسعى مروِّجوها إلى ديمقراطيَّة التَّعليم وفرض سياسة تؤدِّي إلى نجاح هذه الدِّيمقراطيَّة. إنَّ هذه السِّياسة لا تفترض حتمًا المساواة بين النَّاس في المواهب والقدرات، إلاَّ أنَّها تفرض على الأقلِّ ما يدعى المساواة في الفرص، فيعطى كلُّ إنسان المجال ليرقى إلى العلم وليحقِّق ذاته بطاقاته ومعطياته.

أمام هذا التَّمييز بين أرستقراطيَّة التَّعليم وديمقراطيَّته نطرح السُّؤال عن سياساتنا المدرسيَّة في كنائسنا وفي مؤسَّساتنا التَّربويَّة في كلِّ مكان. فهل كانت غاياتنا كلُّها مشروعة وغير ضارَّة بأحد؟ أم نحن نسعى إلى خدمة مجتمعاتنا بكلِّ مكوِّناتها وأطيافها فلا نفضِّل فئة على أخرى ولا طبقة على غيرها من الطَّبقات؟ إنَّ إحدى القضايا المطروحة في الرَّأي العامِّ حول المدارس الكاثوليكيَّة أو بعض هذه المدارس، تتمثَّل في الاعتراض على تكريس جهودها التَّربويَّة لمصلحة الأغنياء والميسورين أكثر من غيرهم. فإنْ كنَّا نريد تربية جيِّدة في هذه المدارس فإنَّ ذلك لا يقضي بالضَّرورة أن ينحصر اهتمامنا بطبقة دون سواها. بل على العكس نحن مطالبون بتوفير فرص التَّعليم الجيِّد لجميع التَّلامذة من أبناء شعبنا دونما تفرقة ولا تمييز.

على أنَّ هذا الموضوع لا ينحصر في خيارات المدارس الكاثوليكيَّة وحدها بل هو مطروح في أكثر من مجال وعلى مدى العالم أجمع، أيْ على مستوى العلاقات بين الدُّول الغنيَّة والفقيرة وعلى التَّعامل الواعي والمفروض فيما بينها. لقد طرحت في السابق إشكاليَّة الاقتصاد العالميِّ الَّذي كانت ترسمه الدُّول المستعمرة. فالدُّول الغنيَّة هذه كانت تفرض على الدُّول الفقيرة اقتصادًا تابعًا لمصالحها دون سواها. فتبقى الدُّول المتقدِّمة على تفوُّقها وتزيد الدُّول الفقيرة فقرًا لأنَّ ليس لها قرار حرٌّ في اختيار اقتصادها وفي توجيهه التَّوجيه المناسب. وما يجري على مستوى الاقتصاد العالميِّ، هناك خطر في أن نراه يجري أيضًا على مستوى التَّربية والتَّعليم وامتلاك وسائل التَّطوُّر أو حتَّى إمكانيَّة تشغيل هذه الوسائل. أفليس في العالم منحى يرسم للدُّول المنتجة أن تبقى منتجة ويزيد إنتاجها، وللدُّول المستهلكة أن تبقى على وضع يجمِّدها في حالة الاستهلاك ولا يفسح في المجال لانتقالها إلى حالة الإنتاج والتَّطوُّر؟ وما من شكٍّ أيضًا في أنَّ هذه السِّياسة الظَّالمة تستعمل فيما تستعمل وسائل التَّعليم لتبقى متحكِّمة بالقرار العالميِّ وبكلِّ مدرجاته. نذكر على سبيل المثال أنَّ كتب الرِّياضيَّات قد تكون موضوعة بشكل مختلف للمجتمعات المتقدِّمة عمَّا هي عليه في المجتمعات الاستهلاكيَّة. فلا تعطى شعوب الدُّول الفقيرة أن ترتقي إلى مستويات علميَّة تخوِّلها الولوج إلى الصِّناعات المتقدِّمة. أفليست التِّكنولوجيا العليا محصورة اليوم بأيدي الأغنياء فيما الشعوب الفقيرة تصل إلى ما هو دون هذه التِّكنولوجيا قيمةً وفعاليَّة.

كذلك هجرة الأدمغة فهي ظاهرة معروفة ولا تسير إلاَّ باتِّجاه واحد أيْ نحو الدُّول الغنيَّة والقادرة. ذلك أنَّ هذه الدُّول وحدها قادرة على إنفاق الأموال الطَّائلة على الأبحاث والباحثين. كلُّ هذه الأمور قد تحصر جودة التَّعليم ضمن فئات معيَّنة من النَّاس. وهذا ما يجب إعادة النَّظر فيه لتصبح المجتمعات متضامنة ومتكاتفة في العلم والإنتاج وتبادل المنافع. وهذا ليس بالأمر الهيِّن. والتَّاريخ مدعوٌّ إلى أن يسير في هذا الاتِّجاه وإلاَّ جاءت العولمة سلبيَّة في واقعها كما في نتائج انتشارها. من هنا ضرورة النِّقاش في موضوع أرستقراطيَّة التَّعليم وديمقراطيَّته مع امتداداته نحو قضايا العالم الأوسع. وفي هذه الحال قد تكون مدارسنا ضحيَّة لجغرافيَّتها البشريَّة أو تصبح هي المنقذة لهذه الجغرافيا في حال اختيارها المنحى الإيجابيَّ المطلوب للجودة في التَّعليم، وفي حال إتِّباعها سياسة تعليميَّة تلتزم خير الإنسانيَّة الواحدة. عند هذه النقطة ننتقل تباعًا إلى القسمين الثَّاني والثَّالث من هذه المداخلة.

القسم الثَّاني
الجودة المدرسيَّة: مفهوم وتحقيق.

في هذا القسم من حديثنا ننتقل من قضيَّة جوهريَّة هي قضيَّة الأهداف الَّتي نبغي الوصول إليها في المدرسة إلى العمل على تحقيق هذه الأهداف وإلى وضع شروط وقواعد لهذا العمل وإلى تأمين المستلزمات المطلوبة لهذا التَّحقيق على مستوى الأشخاص والأمكنة والوسائل وفي التَّفاعل بين المعنيِّين ووعيهم الشامل لمسؤوليَّاتهم وصولاً إلى النَّجاح المنشود. بهذا المعنى يمكننا القول أنَّ المدرسة الجيِّدة هي الَّتي تضع لذاتها أهدافًا واضحة والَّتي تعي هذه الأهداف على مستوى كلِّ فرد مسؤول فيها، والَّتي تقوم من أجل تحقيق هذه الأهداف بعمل مشتركٍ مبرمج متَّخذةً الوسائل الكفيلة والكافية من أجل هذا العمل. وهي أيضًا المدرسة الَّتي تقيِّم عملها بوضوح لترى ما وصلت إليه في تحقيق أهدافها أو ما يجب تغييره أو تحسينه لتحقيق هذه الأهداف. هذا ما يمكن قوله باختصار في ما راح يسمَّى اليوم في عالم التَّربية بالخطَّة نحو الجودة أو بالمسيرة على طريق النَّجاح النَّوعيِّ لمدرسة من المدارس.

قد يكون هذا النَّوع من التَّفكير مقتبسًا عن عالم الاقتصاد، حيث يعتبر تحسين النَّوعيَّة في الإنتاج وسيلةً للنَّجاح في تطوير المؤسَّسات، فتلبِّي هذه أكثر فأكثر طلبات الزَّبائن الَّذين يتكاثرون مستعدِّين لدفع أيِّ ثمن للحصول على منتوج جيِّد يرضي حاجاتهم. ولا بأس في هذا التَّفكير إذا كان من شأنه أن ينير العمليَّة التَّربويَّة أهدافًا ووسائل ويقوِّي حسن التَّعاطي بين المدرسة والأهلين فيرضى الجميع ويصل كلٌّ منهم إلى الغاية الَّتي يسعى إليها. ومن المعروف أنَّ المدرسة لها صورة عند النَّاس الَّذين يوجِّهون أولادهم إليها انطلاقًا من هذه الصُّورة. وهي صورة يمكن أن تتبلور مع الأيَّام وأن تتحسَّن ملامحها، كما يمكن لها أن تتراجع وتهتزَّ. وبين زهو الصُّورة هذه واهتزازها يكون الإقبال على المدرسة قويًّا أو ضعيفًا من قبل الأهلين وأولادهم. فمن الضَّروريِّ بادئ ذي بدء أن تكون المدرسة واضحة الأهداف والتَّوجُّهات، فتعرضها على قاصديها، وهؤلاء يقبلون هذا العرض ويعتبرونه خيرًا لهم ولأولادهم. وعلى هذا الأساس يتمُّ التَّوافق بين الطَّرفين بما يشبه عقد ترابط يتعهَّد كلٌّ منهما بتنفيذه وتترتَّب من جرَّائه حقوق وواجبات تحفظ من الجانبين وتؤمِّن لكلٍّ منهما مصالحه المشروعة.

          -أ- المشاركة في العمل التَّربويِّ.

على أنَّ سرَّ النَّجاح المدرسيِّ المنشود يكمن في عدم رسم خطَّة سلطويَّة له بمعزل عن ساحة تحقيقه أو عن العاملين في سبيله. ففي الدُّول المركزيَّة تتعرَّض التَّربية لأخطار رسم خططها في نطاق السُّلطات الحكوميَّة العليا دون سواها، بحيث لا يبقى على الآخرين إلاَّ التَّنفيذ. إنَّ مثل هذا المنحى لا يخدم التَّربية ولا الجودة التَّربويَّة بل يدعو العاملين التربويِّين إلى الاستقالة من جهودهم ومن تفكيرهم الذَّاتيِّ المسؤول. فالعمليَّة التَّربويَّة لا تستقيم إلاَّ بمشاركة جميع العناصر العاملة فيها «تأليفًا وتلحينًا». وما يصحُّ على مستوى الوزارات والدُّول يصحُّ أيضًا على مستوى المدارس الخاصَّة الَّتي تستطيع بما لها من مرونة أن تتخطَّى المنحى السُّلطويَّ المتعالي وأن تتَّجه نحو التَّعاون البنَّاء مع التَّربويِّين العاملين في صفوفها على كلِّ صعيد. فالسُّؤال يطرح إنْ كنَّا نضع كلَّ معاونينا في الحقل التَّربويِّ في صورة ما نبغي لمدارسنا وفي صورة ما نرسم لها من أهداف وبرامج. ذلك أنَّ مطلق إنسان لا يشعر بانتمائه إلى جسم معيَّن يبقى خارجًا عنه ولا يرقى إلى الاهتمام العفويِّ أو الفعَّال بشؤونه. أمَّا إذا أصبح المعلِّم شريكًا في العمل التَّربويِّ فإنَّه إذ ذاك يتحوَّل إلى مناضل في سبيل نجاح المدرسة، لأنَّ هذا النَّجاح يتحوَّل عنده إلى نجاح مرغوب تجاه نفسه وتجاه الآخرين.

          -ب- تحسين مستوى الموارد البشريَّة.

من هنا تبرز أيضًا أهمِّيَّة تنمية قسم الموارد البشريَّة في المدارس. فالتَّوظيف المدرسيُّ يجب أن يخضع لقواعد واضحة وموضوعيَّة وكذلك الاهتمام بالعناصر التَّربويَّة بعد توظيفها لتسير هي أوَّلاً في طريق النَّجاح وخدمة الجودة في أدائها. ومن الممكن في هذا المجال إثارة موضوع التَّوظيف التَّربويِّ انطلاقًا من جهوزيَّة العناصر البشريَّة الجيِّدة للدُّخول حاضرًا إلى عالم التَّربية. فالتَّربية والتَّعليم لم يعودا مثيرين لرغبة الشباب السَّاعي إلى النَّجاح في الحياة اقتصاديًّا واجتماعيًّا. والمجتمع الَّذي يحتاج إلى المربِّين لا يخصُّ هؤلاء بالاعتبار الكافي مادِّيًّا واجتماعيًّا. إنَّ هذا الواقع يشكِّل تهديدًا لنجاح العمل التَّربويِّ من أساسه، ومعالجته بالوسائل والقرارات اللاَّزمة هي واجب على الجميع، وبالأخصِّ في المدارس الكاثوليكيَّة. فكم مرَّ علينا من زمن تحدَّثنا فيه عن إقامة دُورٍ للمعلِّمين ولم ننتقل بعد من النَّظريَّات إلى العمل والتَّحقيق؟ فالمحامون يتدرَّجون وكذلك المهندسون والأطبَّاء أمَّا المعلِّمون فهم ينطلقون بصورة عامَّة من الجامعات غير التَّخصُّصيَّة بالتَّربية إلى التَّعليم مباشرة ومن دون اختصاصات ثمينة يقومون بها في نطاق عملهم، ما يجعل نجاحهم مرهونًا بالخبرات الَّتي تكتسب في كثير من الأحيان عن طريق الخطأ المكلف على مدى زمن طويل.

          -ج- التَّواصل بين المعلِّمين والتَّلاميذ.

بالإضافة إلى الشَّراكة الضَّروريَّة في رسم الأهداف وفي تحقيقها بين المدرسة ومعلِّميها، يتطلَّب النَّجاح المدرسيُّ أيضًا إشاعة جوٍّ من الحوار البنَّاء بين المعلِّمين والتَّلامذة فهؤلاء هم أصحاب الحقِّ في التَّعلُّم؛ وجودة التَّعليم بالنِّسبة إليهم هي جودة التَّعلُّم. لذلك يجب تحاشي العلاقة الفكريَّة الأحاديَّة الاتِّجاه من المعلِّم نحو التِّلميذ، واعتماد التَّواصل الفكريِّ بين الأطراف المعنيَّة بحيث يصبح التَّعلُّم شخصانيًّا وبالتَّالي مضمون الإفادة. إنَّ للتِّلميذ حقوقه في اكتساب الطُّرق المؤدِّية إلى اكتشاف الحقيقة وإنَّ له شخصيَّته المميَّزة الَّتي يساعد المعلِّم على تنميتها وليس على تعطيلها بفرض نوع من التَّلقين عليه يؤدِّي بالنَّتيجة إلى ضرب مؤهَّلاته في الإبداع. ونحن نقول على الدَّوام أنَّ المعلِّم هو ذلك الَّذي لا يمكن الاستغناء عنه بداية والَّذي يسعى بدوره إلى أن يستغنى عنه يومًا بعد يوم وحقبة بعد حقبة.

          -د- دور الأهل في التَّعاون مع المدرسة.

كذلك في ما يتعلَّق بدور الأهل في مواكبة تعلُّم أولادهم. فالمدرسة هي لهم مكان تلاقٍ مع المعلِّمين والإداريِّين بحيث يتوضَّح أمامهم مشروع المدرسة ووسائل العمل المؤدِّية فيها إلى الجودة المدرسيَّة. لذلك فإنَّ حقَّ اختيار الأهل لمدرسة أولادهم ولنوع التَّعليم الَّذي يريدونه لهم يقابله واجب على المدرسة في شرح عملها لهم وفي إقامة الحوار معهم ليأخذ كلٌّ من الجهات التَّربويَّة مكانه ويقوم بدوره في تأمين الجودة المطلوبة. إنَّه جهد يقع على الطَّرفين باستمرار وهو يتطلَّب إشاعة جوٍّ من الإصغاء المتبادل وتكريس الوقت اللاَّزم من أجل تحقيقه. فالإصغاء المتبادل هو الَّذي ينمِّي روح المسؤوليَّة المشتركة ويؤدِّي إلى النَّجاح الأكيد.

          -هـ- عمليَّة التَّقييم للنَّتائج التَّربويَّة.

هكذا يرسم المثلَّث المثاليُّ المطلوب رسمه في سبيل الجودة التَّعليميَّة. إنَّه مثلَّث التَّعاون والتَّفاعل البنَّاء بين المدرسة والمعلِّمين والأهل الَّذين يسعون جميعًا إلى نفس الهدف ويرومون نفس النَّجاح. وإذا ما تمَّ ذلك، يقع على الجميع إلزام في النَّظر إلى النَّتائج الَّتي يتوصَّلون إليها عبر عمليَّة تقييم للجهود المبذولة على كلِّ صعيد. فالتَّقييم هو الكلمة الجديدة الَّتي تضاف إلى كلمتي وضوح الهدف المنشود والمشاركة في تحقيقه، ليظهر بها مثلَّث جديد في العمليَّة التَّربويَّة يجب إظهاره واعتماد مدلولاته كأساس للنَّجاح وضامن له. فعلى المدرسة أوَّلاً أن تنظر إلى ما تعمل بعين النَّقد والتَّحليل للنَّتائج المحصَّلة وذلك دون انقطاع. وهو أمر يتمُّ بجمع المعلومات عمَّا يجري في المدرسة بصورة موضوعيَّة أكيدة، وصولاً إلى الحكم الموضوعيِّ حول الفعاليَّة المسجَّلة والسِّياسة المتَّبعة وإلى تصويب الاتِّجاه المطلوب، وذلك اتِّقاء للفشل وضمانًا لفرص النَّجاح.

في مجال التَّقييم هذا، تهتمُّ المدرسة بوضع معايير واضحة ترشد إلى العمل التَّقييميِّ بكلِّ عناصره. فتنظر لا في النَّتائج المحصَّلة في نهاية السنة وحسب أو في امتحانات البكالوريا أو في الرُّسوب المدرسيِّ ونسبته، بل أيضًا في نتيجة التَّعلُّم لكلِّ مادَّة من المواد. وينظر المعلِّمون إلى واقع التَّعلُّم عند تلامذتهم وإلى الوسائل المتَّبعة فيه لأنَّها وسائل تخضع لإعادة النَّظر بأمرها على الدَّوام. كما يتمُّ التَّنبُّه للجوِّ المهيمن على العمل التَّربويِّ وللهيكليَّات المعتمدة في المدرسة من أساسها. على أن يشارك في هذا التَّقييم كلُّ مَن له مسؤوليَّة بين المدرسة والمعلِّمين والأهل لأنَّ مسؤوليَّاتهم جميعًا واضحة ومتكاملة. وإنْ لم يتنبَّه هؤلاء بالأولويَّة لجودة عملهم فمن الصَّعب أن يفيدهم تنبيه الآخرين لهم من قريب أو من بعيد.

لكنَّ تقييمًا آخر يأتي من خارج أطراف اللُّعبة يبقى هو أيضًا ضروريًّا لمساعدة أصحاب العلاقة في وعيهم لمجريات الأمور. وهذا ما يقوم به علماء التَّربية عندما يقيِّمون النَّجاح التَّعليميَّ في عدد كبير من المدارس أو على مستوى بلاد بأكملها. عند ذاك تبرز أمام هؤلاء نقاط جديدة في المعلومات تؤدِّي إلى توجيه التَّعليم نحو تحقيق أفضل، وقد تحمل وزارات التَّربية في النِّهاية على إجراء تقييم شامل للعمل التَّربويِّ في بلدانها وصولاً إلى التَّجديد في البرامج الموضوعة وإلى اعتماد التَّغيير الضَّروريِّ في العالم المدرسيِّ والقيام بالإصلاح المنشود. وإذا أردنا اختصار هذه العمليَّة التَّقييميَّة برمُّتها، نشير سريعًا إلى ضرورة النَّظر في نقاطٍ أربع يدور حولها كلُّ تقييم، هي نتائج التَّلامذة أوَّلاً، والتزام المعلِّمين ثانيًا، وجوُّ التَّفاعل والتَّعاون بين أبطال اللُّعبة التَّعليميَّة ثالثًا، والوصول رابعًا وأخيرًا إلى اعتماد الوسائل التَّربويَّة النَّافعة وإقامة الميزانيَّات الماليَّة الضَّروريَّة من أجل تأمين الشروط المطلوبة.

          -و- كلفة التَّعليم ومشاكلها.

وفي ضوء هذه الحاجات يطرح مباشرة موضوع كبير وهو موضوع كلفة التَّعليم والجهَّات الَّتي تؤمِّنها. فالتَّعليم الجيِّد يتطلَّب كلفة أكبر فمَن يتدبَّر الأمر لتغطيتها؟ قد يذهبون في مجتمعات استهلاكيَّة كبيرة إلى حدِّ السُّؤال عمَّا إذا كانت كثرة الأولاد مرغوبًا فيها بعد نظرًا لكلفة تعليمهم ولحرمان المجتمع معهم من قدرته على اللَّهو والاستهتار. الأمر الَّذي يعيدنا إلى القيم المجتمعيَّة الأساسيَّة وإلى دور الكنيسة في الدِّفاع عنها والحفاظ عليها ضمن عمليَّة التَّعليم، وهذا ما ننظر إليه في القسم الثَّالث والأخير من حديثنا.

القسم الثالث
جودة المدرسة ورسالة الكنيسة.

إنَّ المقصود في هذا القسم الأخير من حديثنا هو الدَّعوة إلى تقييم المدارس الكاثوليكيَّة للخدمة الَّتي تؤدِّيها فعلاً لنشر تعليم الكنيسة ولبناء حضارة الإنجيل. هذا التَّقييم نحقِّقه معًا بكلِّ شفافيَّة وإخلاص. وإذا لم يتسنَّ لكم في هذا المؤتمر القيام بمثل هذا العمل الأساسيِّ فإنَّنا ندعوكم إلى متابعته فيما بعد ولكنْ بإلحاح ومسؤوليَّة كبيرين. نحن نقول عامَّةً في الكنيسة عندما نبرِّر وجود مدارسنا الكاثوليكيَّة أنَّها مساحة مفتوحة مع كلِّ تلميذ، وعلى مدى اثنتي عشرة سنة وأكثر، لإعطائه التَّعليم المسيحيَّ. فهل النَّتائج المحصَّلة توازي الإنتظارات المشروعة في هذا المجال؟

وإنْ وسَّعنا التَّفكير في هذا الاتِّجاه فإنَّنا نطرح موضوع الحضارة الَّتي تغذِّي عمل مدارسنا والحضارة الَّتي تتغذَّى هي أيضًا من عمل هذه المدارس. فنطرح السُّؤال حول الأهداف التَّربويَّة الموضوعة في هذا المجال والوسائل المتَّبعة لتحقيق هذه الأهداف. إنَّ لنا شرعة تربويَّة قائمة في المدارس الكاثوليكيَّة، والكرسيُّ الرَّسوليُّ يعلن الأهداف الَّتي ينبغي على هذه المدرسة أن تتوخَّاها. فالمدرسة الكاثوليكيَّة تسعى إلى معرفة الله بيسوع المسيح وإلى اكتشافه عبر الطَّبيعة والأحداث التَّاريخيَّة حيث يكلِّم الإنسان «بأنواع كثيرة وأشباه شتَّى» كما يقول بولس الرَّسول. ومن هذه الأهداف أيضًا تربية جيلٍ متمسِّكٍ بالقيم السَّامية، يسعى في إثر الحقِّ والعدل ويمارس الرَّحمة والغفران، ويؤثر قيم الرُّوح على قيم المادَّة ويمارس التَّضامن البشريَّ من أجل خلق عالم يتميَّز بالأخوَّة الإنسانيَّة الشاملة. كلُّ هذا موجود في شرعتنا. ولكنَّنا إذا طبَّقنا مبادئ التَّقييم في عملنا المدرسيِّ على هذا المطلب بالذَّات فمن شأن النَّتائج الَّتي نحصل عليها أن تنير سبلنا حول ما حقَّقناه إلى الآن وحول ما قصَّرنا في تحقيقه، فنتَّخذ التَّدابير المؤدِّية إلى تغيير عملنا وإلى تحسينه تأمينًا لجودة تربويَّة كاملة إنسانيًّا وروحيًّا.

إنَّها دعوة لنا جميعًا كمسؤولين عن مدارسنا لكي نتحقَّق من أنَّ هذا المشروع الرُّوحيَّ في تربية أولادنا هو حاضر فعلاً في أولويَّات هذه المدارس، ومن أنَّ المثلَّث التَّربويَّ من إدارة وأهل ومعلِّمين هو على بيِّنة كافية من هذا المشروع أمْ أنَّهم غير واعين لأبعاده وغير عاملين فعلاً على تحقيقه. فهل نحن نسعى كما يجب إلى زرع هذه القيم الإنسانيَّة والرُّوحيَّة في عقول أولادنا أمْ أنَّنا عن هذا الأمر غافلون؟ وإنْ وافقنا على هذا المشروع في المطلق، فهل نحن واضعون واقعًا الوسائل الكفيلة بتحقيقه عبر سنوات الدِّراسة كلِّها وفي مراحلها المتتالية؟ على أنَّ هذه الغاية لا تدرك عن طريق التَّعليم الدِّينيِّ وحده بل هي تلتمس عبر تعليم التَّاريخ واللُّغات والإنسانيَّات حيث يتمُّ التَّعبير عن الحقائق الإلهيَّة بجمالات يتعلَّم التِّلميذ أن يكتشفها. وهنا يبرز الدَّور المفصليُّ للمعلِّمين الَّذين تقع عليهم مسؤوليَّة كبيرة في قيادة التَّلاميذ نحو اكتشاف هذه الحقائق، ما يفرض على هؤلاء أن يكونوا حقًّا ملتزمين بإيمانهم ومستعدِّين للشَّهادة له وللإعلان عنه في عملهم وخارج هذا العمل. فهل نتنبَّه فعلاً بما يكفي لالتزام معلِّمينا بالقيم الَّتي يقع عليهم تثبيتها في الضَّمائر والدَّعوة إلى اعتناقها في العقول والقلوب؟

نسمع في كثير من الأحيان أنَّ على المدرسة أن تكون حياديَّة تجاه الأديان. إنَّها فعلاً تستقبل التَّلامذة من كلِّ دين ولا تروِّج لدين معيَّن دون الأديان الأخرى. لكنَّ المقصود من هذه الحياديَّة هو عدم زرع التَّعصُّب والامتناع عن رفض الآخر عبر التَّعليم الدِّينيِّ وسواه من التَّعاليم؛ وليس المقصود أبدًا أن نعتمد الحياد تجاه القيم الرُّوحيَّة الَّتي علينا كشفها والشَّهادة لها أمام الطلاَّب ومن أجلهم. نحن قوم في هذا الشرق يقبل للأديان أن تلهم المجتمعات في حياتها الرُّوحيَّة والسِّياسيَّة والاجتماعيَّة والأدبيَّة فعلى المدرسة أن تضع تصوُّرًا واضحًا لواجبها ولدورها في إعداد الطلاَّب لهذا التَّفاعل بين الدِّين والحياة، وفي نشر روح الحوار الدِّينيِّ والحضاريِّ قولاً وعملاً. إنَّه مشروع تربويٌّ بامتياز يجب التَّجنُّد له وتقييم نتائجه لتتوضَّح صورة الإنسان الَّذي نبنيه عبر تربيته وإطلاقه إلى الحياة. إنَّه تحدٍّ أساسيٌّ من أجل الجودة المطلوبة في مدارسنا، وأمره متروك لكم أيُّها الأحبَّاء نقاشًا وتخطيطًا وتنفيذًا، مع الكنيسة وباسمها على أمل النَّجاح في مسعاكم الخيِّر وفي القيام بهذا الواجب أمام الله والنَّاس.

وعلى أمل اهتمامكم الحثيث لهذا البعد الجوهريِّ في عمليَّة التَّعليم محاطًا بسائر الأبعاد الَّتي ترومونها، نتمنَّى لكم كلَّ توفيق في مساعيكم. فعملكم هو استمراريَّة لا توقُّف لها، واكتشاف لآفاق تتوسَّع أمامكم كلَّما سرتم نحوها وتقدَّمتم. فليكنْ النَّجاح حليفكم ومع النَّجاح الفرح ولو مجبولاً بماء التَّعب. وشكرًا لإصغائكم.
 

بولس مطر
رئيس أساقفة بيروت

 

 


 

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