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Chers Frères dans le sacerdoce,

En la prochaine solennité du Sacré-Cœur de Jésus, vendredi 19 juin 2009 – journée traditionnellement consacrée à la prière pour la sanctification des prêtres –, j’ai pensé ouvrir officiellement une « Année sacerdotale » à l’occasion du 150e anniversaire du «dies natalis » de Jean-Marie Vianney, le saint patron de tous les curés du monde [1]. Une telle année, qui veut contribuer à promouvoir un engagement de renouveau intérieur de tous les prêtres afin de rendre plus incisif et plus vigoureux leur témoignage évangélique dans le monde d’aujourd’hui, se conclura en la même solennité de l’année 2010. « Le Sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus », avait coutume de dire le Saint Curé d’Ars [2] . Cette expression touchante nous permet avant tout d’évoquer avec tendresse et reconnaissance l’immense don que sont les prêtres non seulement pour l'Église, mais aussi pour l’humanité elle-même. Je pense à tous ces prêtres qui présentent aux fidèles chrétiens et au monde entier l’offrande humble et quotidienne des paroles et des gestes du Christ, s’efforçant de Lui donner leur adhésion par leurs pensées, leur volonté, leurs sentiments et le style de toute leur existence. Comment ne pas mettre en évidence leurs labeurs apostoliques, leur service inlassable et caché, leur charité ouverte à l’universel ? Et que dire de la courageuse fidélité de tant de prêtres qui, bien que confrontés à des difficultés et à des incompréhensions, restent fidèles à leur vocation : celle d’« amis du Christ », qui ont reçu de Lui un appel particulier, ont été choisis et envoyés ?

Je porte moi-même encore vivant dans mon cœur le souvenir du premier curé auprès de qui j’ai exercé mon ministère de jeune prêtre : il m’a laissé l’exemple d’un dévouement sans faille à son service pastoral, au point de trouver la mort alors qu’il allait porter le viatique à un malade grave. Me viennent encore à la mémoire les innombrables confrères que j’ai rencontrés et que je continue à rencontrer, même au cours de mes voyages pastoraux en divers pays ; tous généreusement engagés dans l’exercice quotidien de leur ministère sacerdotal. Mais l’expression utilisée par le Saint Curé évoque aussi le Cœur transpercé du Christ et la couronne d’épines qui l’entoure. Et notre pensée se tourne alors vers les innombrables situations de souffrance dans lesquelles sont plongés bien des prêtres, soit parce qu’ils participent à l’expérience humaine de la douleur dans ses multiples manifestations, soit parce qu’ils sont incompris par ceux qui bénéficient de leur ministère : comment ne pas nous souvenir de tant de prêtres bafoués dans leur dignité, empêchés d’accomplir leur mission, parfois même persécutés jusqu’au témoignage suprême du sang ?

Il existe aussi malheureusement des situations, jamais assez déplorées, où l'Église elle-même souffre de l’infidélité de certains de ses ministres. Et c’est pour le monde un motif de scandale et de refus. Ce qui, dans de tels cas peut être surtout profitable pour l'Église, ce n’est pas tant la pointilleuse révélation des faiblesses de ses ministres, mais plutôt une conscience renouvelée et joyeuse de la grandeur du don de Dieu, concrétisé dans les figures splendides de pasteurs généreux, de religieux brûlant d’amour pour Dieu et pour les âmes, de directeurs spirituels éclairés et patients. A cet égard, les enseignements et les exemples de saint Jean-Marie Vianney peuvent offrir à tous un point de référence significatif : le Curé d’Ars était très humble, mais il avait conscience, comme prêtre, d’être un don immense pour son peuple : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la miséricorde divine » [3]. Il parlait du sacerdoce comme s’il ne réussissait pas à se convaincre de la grandeur du don et de la tâche confiés à une créature humaine : « Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! s’il se comprenait, il mourrait… Dieu lui obéit : il dit deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et se renferme dans une petite hostie… » [4]. Et, pour expliquer à ses fidèles l’importance des sacrements, il disait : « Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre-Seigneur. Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir [à cause du péché], qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre… Après Dieu, le prêtre c’est tout… Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel » [5]. Ces affirmations, jaillies du cœur sacerdotal du saint curé, peuvent nous sembler excessives. Elles manifestent toutefois en quelle haute considération il tenait le sacrement du sacerdoce. Il semblait submergé par le sentiment d’une responsabilité sans bornes : « Si l’on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d’amour … Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre-Seigneur ne serviraient de rien… C’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption, sur la terre… A quoi servirait une maison remplie d’or, si vous n’aviez personne pour ouvrir la porte ? Le prêtre a la clef des trésors célestes : c’est lui qui ouvre la porte ; il est l’économe du bon Dieu, l’administrateur de ses biens…. Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes… Le prêtre n’est pas prêtre pour lui… il est pour vous » [6].

Il était arrivé à Ars, un petit village de 230 habitants, prévenu par l’Évêque qu’il y aurait trouvé une situation religieuse précaire : « Il n’y a pas beaucoup d’amour de Dieu dans cette paroisse, vous l’y mettrez ». Il était donc pleinement conscient qu’il devait y aller pour y incarner la présence du Christ, témoignant de sa tendresse salvifique : « [Mon Dieu], accordez-moi la conversion de ma paroisse ; je consens à souffrir ce que vous voulez tout le temps de ma vie ! », c’est par cette prière qu’il commença sa mission [7]. Le Saint Curé se consacra à la conversion de sa paroisse de toutes ses forces, donnant la première place dans ses préoccupations à la formation chrétienne du peuple qui lui était confié. Chers frères dans le Sacerdoce, demandons au Seigneur Jésus la grâce de pouvoir apprendre nous aussi la méthode pastorale de saint Jean-Marie Vianney ! Ce que nous devons apprendre en tout premier lieu c’est sa totale identification à son ministère. En Jésus, Personne et Mission tendent à coïncider : toute son action salvifique était et est expression de son « Moi filial » qui, de toute éternité, se tient devant le Père dans une attitude de soumission pleine d’amour à sa volonté. Dans une humble mais réelle analogie, le prêtre lui aussi doit tendre à cette identification. Il ne s’agit pas évidemment d’oublier que l’efficacité substantielle du ministère demeure indépendante de la sainteté du ministre ; mais on ne peut pas non plus ignorer l’extraordinaire fécondité produite par la rencontre entre la sainteté objective du ministère et celle, subjective, du ministre. Le Saint Curé d’Ars se livra immédiatement à cet humble et patient travail d’harmonisation entre sa vie de ministre et la sainteté du ministère qui lui était confié, allant jusqu’à décider d’« habiter » matériellement dans son église paroissiale : « A peine arrivé, il choisit l’église pour être sa demeure… Il entrait dans l’église avant l’aube et il n’en sortait qu’après l’Angelus du soir. C’est là qu’il fallait le chercher si l’on avait besoin de lui », peut-on lire dans sa première biographie [8].

La pieuse exagération du dévoué hagiographe ne doit pas nous induire à négliger le fait que le Saint Curé sut aussi « habiter » activement tout le territoire de sa paroisse : il rendait visite de manière systématique à tous les malades et aux familles ; il organisait des missions populaires et des fêtes patronales ; il recueillait et administrait des dons en argent pour ses œuvres charitables et missionnaires ; il embellissait son église en la dotant d’objets sacrés ; il s’occupait des orphelines de la « Providence » (un Institut qu’il avait fondé) et de leurs éducatrices ; il s’intéressait à l’éducation des enfants ; il créait des confréries et invitait les laïcs à collaborer avec lui.

Son exemple me pousse à évoquer les espaces de collaboration que l’on doit ouvrir toujours davantage aux fidèles laïcs, avec lesquels les prêtres forment l’unique peuple sacerdotal [9] et au milieu desquels, en raison du sacerdoce ministériel, ils se trouvent « pour les conduire tous à l’unité dans l’amour "s’aimant les uns les autres d’un amour fraternel, rivalisant d’égards entre eux" (Rm 12, 10) » [10]. Il convient de se souvenir, dans ce contexte, comment le Concile Vatican II encourageait chaleureusement les prêtres à « reconnaître sincèrement et à promouvoir la dignité des laïcs et la part propre qu’ils prennent dans la mission de l'Église… Ils doivent écouter de bon cœur les laïcs, en prenant fraternellement en considération leurs désirs, et en reconnaissant leur expérience et leur compétence dans les divers domaines de l’activité humaine, afin de pouvoir discerner avec eux les signes des temps » [11].

Le Saint Curé enseignait surtout ses paroissiens par le témoignage de sa vie. A son exemple, les fidèles apprenaient à prier, s’arrêtant volontiers devant le tabernacle pour faire une visite à Jésus Eucharistie [12]. « On n’a pas besoin de tant parler pour bien prier – leur expliquait le Curé – On sait que le bon Dieu est là, dans le saint Tabernacle ; on lui ouvre son cœur ; on se complaît en sa présence. C’est la meilleure prière, celle-là » [13]. Et il les exhortait : « Venez à la communion, venez à Jésus, venez vivre de lui, afin de vivre pour lui » [14]. « C’est vrai, vous n’en êtes pas dignes, mais vous en avez besoin ! » [15]. Cette éducation des fidèles à la présence eucharistique et à la communion revêtait une efficacité toute particulière, quand les fidèles le voyaient célébrer le saint sacrifice de la Messe. Ceux qui y assistaient disaient « qu’il n’était pas possible de voir un visage qui exprime à ce point l’adoration… Il contemplait l’Hostie avec tant d’amour » [16]. « Toutes les bonnes œuvres réunies – disait-il – n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la sainte messe est l’œuvre de Dieu »  [17]. Il était convaincu que toute la ferveur de la vie d’un prêtre dépendait de la Messe : « La cause du relâchement du prêtre, c’est qu’on ne fait pas attention à la messe ! Hélas ! Mon Dieu ! qu’un prêtre est à plaindre quand il fait cela comme une chose ordinaire ! » [18]. Et il avait pris l’habitude, quand il célébrait, d’offrir toujours le sacrifice de sa propre vie : « Oh ! qu’un prêtre fait bien de s’offrir à Dieu en sacrifice tous les matins » [19].

Cette identification personnelle au sacrifice de la Croix le conduisait – d’un seul mouvement intérieur – de l’autel au confessionnal. Les prêtres ne devraient jamais se résigner à voir les confessionnaux désertés ni se contenter de constater la désaffection des fidèles pour ce sacrement. Au temps du Saint Curé, en France, la confession n’était pas plus facile ni plus fréquente que de nos jours, compte tenu du fait que la tourmente de la Révolution avait étouffé pendant longtemps la pratique religieuse. Mais il s’est efforcé, de toutes les manières : par la prédication, en cherchant à persuader par ses conseils, à faire redécouvrir à ses paroissiens le sens et la beauté de la Pénitence sacramentelle, en montrant comment elle est une exigence intime de la Présence eucharistique. Il sut ainsi donner vie à un cercle vertueux. Par ses longues permanences à l’église, devant le tabernacle, il fit en sorte que les fidèles commencent à l’imiter, s’y rendant pour rendre visite à Jésus, et qu’ils soient en même temps sûrs d’y trouver leur curé, disponible pour l’écoute et le pardon. Par la suite, la foule croissante des pénitents qui venaient de la France entière, le retint au confessionnal jusqu’à 16 heures par jour. On disait alors qu’Ars était devenu « le grand hôpital des âmes » [20]. « La grâce qu’il obtenait [pour la conversion des pécheurs] était si puissante qu’elle allait à leur recherche sans leur laisser un moment de répit » dit le premier biographe [21]. C’est bien ce que pensait le Saint Curé quand il disait : « Ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon ; mais c’est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui » [22]. « Ce bon sauveur est si rempli d’amour pour nous qu’il nous cherche partout ! » [23].

Nous tous, prêtres, nous devrions réaliser que les paroles qu’il mettait dans la bouche du Christ nous concernent personnellement : « Je chargerai mes ministres de leur annoncer que je suis toujours prêt à les recevoir, que ma miséricorde est infinie » [24]. Du Saint Curé d’Ars, nous pouvons apprendre, nous prêtres, non seulement une inépuisable confiance dans le sacrement de la Pénitence au point de nous inciter à le remettre au centre de nos préoccupations pastorales, mais aussi une méthode pour le « dialogue de salut » qui doit s’établir en lui. Le Curé d’Ars avait une manière différente de se comporter avec les divers pénitents. Celui qui s’approchait de son confessionnal attiré par un besoin intime et humble du pardon de Dieu, trouvait en lui l’encouragement à se plonger dans « le torrent de la divine miséricorde » qui emporte tout dans son élan. Et si quelqu’un s’affligeait de sa faiblesse et de son inconstance, craignant les rechutes à venir, le Curé lui révélait le secret de Dieu par une expression d’une touchante beauté : « Le bon Dieu sait toutes choses. D’avance, il sait qu’après vous être confessé, vous pécherez de nouveau et cependant il vous pardonne. Quel amour que celui de notre Dieu qui va jusqu’à oublier volontairement l’avenir pour nous pardonner ! » [25]. A celui qui, à l’inverse, s’accusait avec tiédeur et de manière presque indifférente, il offrait, par ses larmes, la preuve de la souffrance et de la gravité que causait cette attitude « abominable » : « Je pleure de ce que vous ne pleurez pas » [26], disait-il. « Encore, si le bon Dieu n’était si bon, mais il est si bon. Faut-il que l’homme soit barbare pour un si bon Père » [27]. Il faisait naître le repentir dans le cœur des tièdes, en les obligeant à voir, de leurs propres yeux et presque « incarnée » sur le visage du prêtre qui les confessait, la souffrance de Dieu devant les péchés. Par contre, si quelqu’un se présentait avec un désir déjà éveillé d’une vie spirituelle plus profonde et qu’il en était capable, il l’introduisait dans les profondeurs de l’amour, exposant l’indicible beauté que représente le fait de pouvoir vivre unis à Dieu et en sa présence : « Tout sous les yeux de Dieu, tout avec Dieu, tout pour plaire à Dieu… Oh ! que c’est beau ! » [28]. A ceux-là, il enseignait à prier : « Mon Dieu, faites-moi la grâce de vous aimer autant qu’il est possible que je vous aime » [29].

Le Curé d’Ars, en son temps, a su transformer le cœur et la vie de tant de personnes, parce qu’il a réussi à leur faire percevoir l’amour miséricordieux du Seigneur. Notre temps aussi a un besoin urgent d’une telle annonce et d’un tel témoignage de la vérité de l’Amour : Deus caritas est (1 Jn 4,8). Par la Parole et les Sacrements de son Jésus, Jean-Marie Vianney savait édifier son peuple, même si, souvent, il tremblait devant son incapacité personnelle, au point de désirer plus d’une fois être délivré des responsabilités du ministère paroissial dont il se sentait indigne. Toutefois, avec une obéissance exemplaire, il demeura toujours à son poste, parce qu’il était dévoré de la passion apostolique pour le salut des âmes. Il s’efforçait d’adhérer totalement à sa vocation et à sa mission en pratiquant une ascèse sévère : « Ce qui est un grand malheur, pour nous autres curés – déplorait le saint –, c’est que l’âme s’engourdit » [30] ; et il faisait ainsi allusion au danger que court le pasteur de s’habituer à l’état de péché ou d’indifférence dans lequel se trouvent tant de ses brebis. Il maîtrisait son corps par des veilles et des jeûnes, afin d’éviter qu’il n’oppose résistance à son âme sacerdotale. Et il n’hésitait pas à s’infliger des mortifications pour le bien des âmes qui lui étaient confiées et pour contribuer à l’expiation de tant de péchés entendus en confession. A un confrère prêtre, il expliquait : « Je vais vous dire ma recette. Je leur donne une petite pénitence et je fais le reste à leur place » [31]. Par-delà ces pénitences concrètes auxquelles le Curé d’Ars se livrait, le noyau central de son enseignement demeure toujours valable pour tous : Jésus verse son sang pour les âmes et le prêtre ne peut se consacrer à leur salut s’il refuse de participer personnellement à ce « prix élevé » de la rédemption.

Dans le monde d’aujourd’hui, comme dans les temps difficiles du Curé d’Ars, il faut que les prêtres, dans leur vie et leur action, se distinguent par la force de leur témoignage évangélique. Paul VI faisait remarquer avec justesse : « L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou, s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins » [32]. Pour éviter que ne surgisse en nous un vide existentiel et que ne soit compromise l’efficacité de notre ministère, il faut que nous nous interrogions toujours de nouveau : « Sommes-nous vraiment imprégnés de la Parole de Dieu ? Est-elle vraiment la nourriture qui nous fait vivre, plus encore que le pain et les choses de ce monde ? La connaissons-nous vraiment ? L’aimons-nous ? Intérieurement, nous préoccupons-nous de cette parole au point qu’elle façonne réellement notre vie et informe notre pensée ? »   [33]. Tout comme Jésus appela les Douze pour qu’ils demeurent avec lui (cf. Mc 3,14) et que, après seulement, il les envoya prêcher, de même, de nos jours, les prêtres sont appelés à assimiler ce « nouveau style de vie » qui a été inauguré par le Seigneur Jésus et qui est devenu précisément celui des Apôtres [34].

C’est cette même adhésion sans réserve au « nouveau style de vie » qui fut la marque de l’engagement du Curé d’Ars dans tout son ministère. Le Pape Jean XXIII, dans l’Encyclique Sacerdotii nostri primordia, publiée en 1959 à l’occasion du premier centenaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, présentait sa physionomie ascétique sous le signe des « trois conseils évangéliques », qu’il jugeait nécessaires aussi pour les prêtres : « Si pour atteindre à cette sainteté de vie, la pratique des conseils évangéliques n’est pas imposée au prêtre en vertu de son état clérical, elle s’offre néanmoins à lui, comme à tous les disciples du Seigneur, comme la voie royale de la sanctification chrétienne » [35]. Le Curé d’Ars sut vivre les « conseils évangéliques » selon des modalités adaptées à sa condition de prêtre. Sa pauvreté, en effet, ne fut pas celle d’un religieux ou d’un moine, mais celle qui est demandée à un prêtre : tout en gérant de grosses sommes d’argent (puisque les pèlerins les plus riches ne manquaient pas de s’intéresser à ses œuvres de charité), il savait que tout était donné pour son église, pour les pauvres, pour ses orphelins et pour les enfants de sa « Providence » [36], et pour les familles les plus nécessiteuses. Donc, il « était riche pour donner aux autres, et bien pauvre pour lui-même » [37]. Il expliquait : « Mon secret est bien simple, c’est de tout donner et de ne rien garder » [38]. Quand il lui arrivait d’avoir les mains vides, content, il disait aux pauvres qui s’adressaient à lui : « Je suis pauvre comme vous ; je suis aujourd’hui l’un des vôtres » [39]. Ainsi, à la fin de sa vie, il put affirmer dans une totale sérénité : « Je n’ai plus rien, le bon Dieu peut m’appeler quand il voudra » [40]. Sa chasteté était aussi celle qui était demandée à un prêtre pour son ministère. On peut dire qu’il s’agissait de la chasteté nécessaire à celui qui doit habituellement toucher l’Eucharistie et qui habituellement la contemple avec toute l’ardeur du cœur et qui, avec la même ferveur, la donne à ses fidèles. On disait de lui que « la chasteté brillait dans son regard », et les fidèles s’en rendaient compte quand il se tournait vers le tabernacle avec le regard d’un amoureux  [41]. De même, l’obéissance de saint Jean-Marie Vianney fut entièrement incarnée dans son adhésion à toutes les souffrances liées aux exigences quotidiennes du ministère. On sait combien il était tourmenté par la pensée de son incapacité pour le ministère paroissial et par son désir de fuir « pour pleurer dans la solitude sur sa pauvre vie » [42]. L’obéissance seule, et sa passion pour les âmes, réussissaient à le convaincre de rester à son poste. Il montrait à ses fidèles, comme à lui-même qu’il « n’y a pas deux bonnes manières de servir Notre Seigneur, il n’y en a qu’une, c’est de le servir comme il veut être servi » [43]. Il lui semblait que la règle d’or pour une vie d’obéissance fut celle-ci : « Ne faire que ce que l’on peut offrir au bon Dieu » [44].

Dans ce contexte d’une spiritualité nourrie par la pratique des conseils évangéliques, je tiens à adresser aux prêtres, en cette Année qui leur est consacrée, une invitation cordiale, celle de savoir accueillir le nouveau printemps que l’Esprit suscite de nos jours dans l'Église, en particulier grâce aux Mouvements ecclésiaux et aux nouvelles Communautés. « L’Esprit dans ses dons prend de multiples formes… Il souffle où il veut. Il le fait de manière inattendue, dans des lieux inattendus et sous des formes qu’on ne peut imaginer à l’avance… Il nous démontre également qu’il œuvre en vue de l’unique corps et dans l’unité de l’unique corps » [45]. Ce que dit à cet égard le Décret Presbyterorum ordinis est d’actualité : « Eprouvant les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, ils [les prêtres] chercheront à déceler, avec le sens de la foi, les charismes multiformes des laïcs, qu’ils soient humbles ou éminents, les reconnaîtront avec joie et les développeront avec un zèle empressé » [46]. Ces mêmes dons, qui poussent bien des personnes vers une vie spirituelle plus élevée, sont profitables non seulement pour les fidèles laïcs mais pour les ministres eux-mêmes. C’est de la communion entre ministres ordonnés et charismes que peut naître « un élan précieux pour un engagement renouvelé de l'Église au service de l’annonce et du témoignage de l’Évangile de l’espérance et de la charité partout à travers le monde » [47]. Je voudrais encore ajouter, dans la ligne de l’Exhortation apostolique Pastores dabo vobis du Pape Jean-Paul II, que le ministère ordonné a une « forme communautaire » radicale et qu’il ne peut être accompli que dans la communion des prêtres avec leur Évêque [48]. Il faut que cette communion des prêtres entre eux et avec leur Évêque, enracinée dans le sacrement de l’Ordre et manifestée par la concélébration eucharistique, se traduise dans les diverses formes concrètes d’une fraternité effective et affective [49]. Ainsi seulement, les prêtres pourront-ils vivre en plénitude le don du célibat et seront-ils capables de faire épanouir des communautés chrétiennes au sein desquelles se renouvellent les prodiges de la première prédication de l’Évangile.

L’Année paulinienne qui arrive à sa fin nous invite à considérer encore la figure de l’Apôtre des Gentils dans laquelle brille à nos yeux un modèle splendide de prêtre complètement « donné » à son ministère. « L’amour du Christ nous presse – écrivait-il – à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts » (2 Co, 5, 14) et il ajoutait : « Il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Co 5, 15). Quel meilleur programme pourrait être proposé à un prêtre qui s’efforce de progresser sur le chemin de la perfection chrétienne ?

Chers prêtres, la célébration du 150e anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney (1859) vient immédiatement après les célébrations achevées il y a peu du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes (1858). Déjà en 1959, le bienheureux Pape Jean XXIII l’avait remarqué : « Peu avant que le Curé d’Ars n’achevât sa longue carrière pleine de mérites, [la Vierge Immaculée] était apparue dans une autre région de France à une enfant humble et pure pour lui communiquer un message de prière et de pénitence, dont on sait l’immense retentissement spirituel depuis un siècle. En vérité, l’existence du saint prêtre dont nous célébrons la mémoire, était à l’avance une vivante illustration des grandes vérités surnaturelles enseignées à la voyante de Massabielle ! Il avait lui-même pour l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge une très vive dévotion, lui qui, en 1836, avait consacré sa paroisse à Marie conçue sans péché et devait accueillir avec tant de foi et de joie la définition dogmatique de 1854 » [50]. Le Saint Curé rappelait toujours à ses fidèles que « Jésus-Christ, après nous avoir donné tout ce qu’il pouvait nous donner, veut encore nous faire héritiers de ce qu’il y a de plus précieux, c’est-à-dire sa Sainte Mère » [51].

Je confie cette Année sacerdotale à la Vierge Sainte, lui demandant de susciter dans l’âme de chaque prêtre un renouveau généreux de ces idéaux de donation totale au Christ et à l'Église qui ont inspiré la pensée et l’action du Saint Curé d’Ars. La fervente vie de prière et l’amour passionné de Jésus crucifié ont nourri le don quotidien et sans réserve de Jean-Marie Vianney à Dieu et à l'Église. Puisse son exemple susciter parmi les prêtres ce témoignage d’unité avec l’Évêque, entre eux et avec les laïcs, qui est si nécessaire aujourd’hui, comme en tout temps. Malgré le mal qui se trouve dans le monde, la parole du Christ à ses Apôtres au Cénacle résonne toujours avec la même force d’actualité : « Dans le monde, vous aurez à souffrir, mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33). La foi dans le divin Maître nous donne la force de regarder l’avenir avec confiance. Chers prêtres, le Christ compte sur vous. A l’exemple du Saint Curé d’Ars, laissez-vous conquérir par Lui et vous serez vous aussi, dans le monde d’aujourd’hui, des messagers d’espérance, de réconciliation et de paix !

Avec ma bénédiction.

Du Vatican, le 16 juin 2009.

BENEDICTUS PP. XVI


A
 

إخوتي الأعزاء في الكهنوت،

مع حلول عيد قلب يسوع الأقدس يوم الجمعة 19 يونيو – اليوم المكرس للصلاة من أجل تقديس الكهنة – ، فكرت في افتتاح "سنة كهنوتية" بمناسبة الذكرى المئة والخمسين لوفاة جان ماري فياني، شفيع جميع الكهنة في العالم (1). هذه السنة التي من شأنها المساهمة في تعزيز الالتزام بالتجدد الروحي لدى جميع الكهنة في سبيل جعل شهادتهم الإنجيلية أكثر قوة وفعالية في عالم اليوم، تختتم في العيد عينه سنة 2010. كان كاهن آرس القديس يقول (2): "إن الكهنوت هو محبة قلب يسوع". هذا التعبير المؤثر يسمح لنا أولاً أن نذكر، بكل محبة وتقدير، الهبة العظيمة المتمثلة في الكهنة ليس فقط للكنيسة وإنما أيضاً للبشرية نفسها. إنني أفكر في جميع هؤلاء الكهنة الذين يقدمون للمؤمنين المسيحيين وللعالم أجمع التقدمة المتواضعة واليومية من كلمات المسيح وأعماله، ساعين إلى منحه اتحادهم معه من خلال أفكارهم وإرادتهم ومشاعرهم ونمط حياتهم. فكيف لنا ألا نوضح جهودهم الرسولية وخدمتهم الدؤوبة والخفية ومحبتهم المنفتحة على العالم؟ وماذا عن الأمانة الجريئة التي يظهرها العديد من الكهنة الذين يبقون أوفياء لدعوتهم، دعوة "أصدقاء المسيح" على الرغم من الصعاب وإساءة الفهم التي تواجههم، والذين نالوا منه دعوة خاصة واختيروا وأرسلوا؟

لا أزال شخصياً أذكر في قلبي أول كاهن مارست إلى جانبه خدمتي عندما كنت كاهناً شاباً. فقد ترك فيّ مثال تفان ثابت في خدمته الرعوية لدرجة أنه توفي عندما كان يحمل الزاد الأخير لمريض في حالة خطيرة. كذلك أذكر العديد من الإخوة الذين التقيت بهم وما زلت ألتقي بهم حتى خلال رحلاتي الرعوية إلى مختلف البلدان؛ الإخوة الملتزمين جميعاً في الممارسة اليومية لخدمتهم الكهنوتية. ولكن التعبير الذي يستخدمه الكاهن القديس يذكر أيضاً بقلب المسيح المطعون وبإكليل الشوك الذي يحيط به. هنا نفكر في أوضاع المعاناة التي يعيشها العديد من الكهنة إما لأنهم يشاركون في التجربة البشرية للألم في مختلف مظاهره، وإما لأنهم يعانون من سوء فهم الأشخاص الذين يستفيدون من خدمتهم: كيف لا نتذكر العديد من الكهنة الذين تهان كرامتهم ويمنعون من إنجاز مهمتهم والذين كثيراً ما يضطهدون حتى الشهادة؟

مع الأسف، هناك أيضاً حالات سيئة جداً تعاني فيها الكنيسة من عدم أمانة بعض خدامها. وهذا ما يدفع العالم إلى الإستنكار والرفض. ما يفيد الكنيسة هنا ليس الكشف الدقيق عن نقاط ضعف خدامها وإنما إدراك متجدد وفرح لعظمة هبة الله التي تجسدت في شخصيات الرعاة الأسخياء والرهبان الملتهبين بمحبة الله والنفوس والمرشدين الروحيين الحكماء والصابرين. في هذا الصدد، يمكن أن تكون تعليمات القديس جان ماري فياني وأمثلته مرجعاً مهماً للجميع: لقد كان كاهن آرس متواضعاً جداً إلا أنه كان يعلم ككاهن أنه هبة كبيرة لشعبه: "إن الراعي الصالح، الراعي بحسب قلب الله هو الكنز العظيم الذي يمكن أن يعطيه الله الصالح لرعية وهو أحد أثمن هبات الرحمة الإلهية" (3). كان يتحدث عن الكهنوت كما لو كان لا ينجح في الاقتناع بعظمة الهبة والمهمة الموكلتين إلى مخلوق بشري: "عجباً! كم أن الكاهن عظيم! إن جرى فهمه لمات... الله يطيعه: إنه يقول كلمتين فيسمعه الله وينحدر من السماوات ويسكن في القربان..." (4). وفي سبيل تفسير أهمية الأسرار للمؤمنين، كان يقول: "لو لم نحصل على سر الكهنوت لما نلنا ربنا. من هو الذي وضعه هنا في بيت القربان؟ إنه الكاهن. من هو الذي نال روحنا خلال دخوله إلى الحياة؟ إنه الكاهن. من هو الذي غذاها لإعطائها القوة على القيام برحلة حجها؟ إنه الكاهن. من الذي سيعدها للمثول أمام الله بعد غسل هذه النفس للمرة الأخيرة بدم يسوع المسيح؟ إنه الكاهن، دوماً الكاهن. وإن كانت هذه النفس توشك على الهلاك (بسبب الخطيئة)، من الذي يعيد إحياءها ويمنحها الطمأنينة والسلام؟ إنه الكاهن أيضاً... إن الكاهن هو كل شيء بعد الله... والكاهن لا يُفهم جيداً إلا في السماوات" (5). هذه الأقوال النابعة من قلب الكاهن القديس الكهنوتي قد تبدو لنا مفرطة. إلا أنها تعكس لنا مدى أهمية سر الكهنوت بالنسبة إليه. كان يغمره شعور بمسؤولية غير محدودة: "لو فهمنا الكاهن على الأرض بصورة جيدة، لمتنا ليس من الخوف وإنما من المحبة... إن آلام ربنا وموته لا تجدي نفعاً من دون الكاهن... فالكاهن هو الذي يواصل عمل الفداء على الأرض... ما الفائدة من منزل ممتلئ بالذهب إن لم يوجد أحد يفتح بابه؟ إن الكاهن يملك مفتاح الكنوز السماوية: هو الذي يفتح الباب، لأنه أمين الله الصالح ومدير خيراته... فإن تركت رعية من دون كاهن لعشرين سنة، جرت عبادة الحيوانات... إذاً فإن الكاهن ليس لنفسه ... بل لكم" (6).

وصل إلى آرس القرية الصغيرة التي تضم 230 نسمة وأعلمه الأسقف أنه سيجد حالة دينية مؤقتة: "ليس هناك الكثير من محبة الله في هذه الرعية، لكنكم أنتم الذين ستضعونها فيها". إذاً كان يدرك كلياً واجب الذهاب إليها ليجسد فيها وجود المسيح مظهراً محبته الخلاصية: "إلهي، امنحني هداية رعيتي، وأنا موافق على المعاناة مما تريدونه لي كل أيام حياتي!"، بهذه الصلاة تحديداً استهل رسالته (7). كرس الكاهن القديس ذاته لهداية رعيته بكل ما أوتي له من قوة، مولياً الاهتمام الأول للتنشئة المسيحية لشعبه الذي أوكل إليه. إخوتي الأعزاء في الكهنوت، فلنسأل الرب يسوع أن يمنحنا نعمة أن نتعلم نحن أيضاً النهج الرعوي الذي اتبعه القديس جان ماري فياني! وما يجب أن نتعلمه أولاً هو تطابقه مع خدمته. ففي يسوع، يميل الشخص والرسالة إلى التطابق مع بعضهما البعض: فكل عمله الخلاصي كان وما يزال تعبيراً عن "الذات البنوية" التي تقف دوماً أمام الآب وقفة طاعة محبة لمشيئته. ومن خلال تماثل متواضع وحقيقي، يجب أن يميل الكاهن بدوره إلى هذه المماثلة. وبالتأكيد أن هذا لا يعني نسيان أن فعالية الخدمة الجوهرية تبقى مستقلة عن قداسة الخدمة؛ إلا أننا لا نستطيع أيضاً تجاهل الخصوبة الاستثنائية التي ينتجها اللقاء بين القداسة الموضوعية للخدمة والقداسة الذاتية للخادم. لقد كرس نفسه كاهن آرس القديس لهذا العمل المتواضع والصبور الذي يقضي بالتوفيق بين حياته كخادم وقداسة خدمته التي أوكلت إليه، لدرجة أنه قرر أن "يسكن" جسدياً في كنيسته الرعوية: "ما إن وصل حتى اختار الكنيسة لتكون مسكناً له... كان يدخل إلى الكنيسة قبل الفجر ولا يخرج منها إلا بعد صلاة التبشير الملائكي المسائية. لا بد من البحث عليه هنا، إذا كنا بحاجة إليه"، حسبما نقرأ في سيرته الأولى (8).

يجب ألا تدفعنا مغالاة مؤرخ السير المتفاني إلى إهمال فكرة أن الكاهن القديس عرف كيفية "السكن" في كافة أماكن رعيته بنشاط: كان يزور جميع المرضى والعائلات وينظم بعثات شعبية وأعياداً شفيعية؛ ويجمع ويدير تبرعات نقدية لأعماله الخيرية والتبشيرية؛ ويجمل كنيسته بتجهيزها بأشياء مقدسة؛ ويعتني بيتيمات "العناية الإلهية" (وهو معهد أسسه بنفسه) وبمربياتهن؛ ويهتم بتربية الأطفال؛ ويخلق أخويات ويدعو العلمانيين إلى التعاون معه.

يدفعني مثاله إلى ذكر مجالات التعاون التي يجب أن نفتحها للمؤمنين العلمانيين الذين يؤلف الكهنة معهم الشعب الكهنوتي الواحد (9) والذين يتواجد الكهنة وسطهم بسبب الكهنوت "من أجل إرشاد الجميع نحو الوحدة في المحبة، "محبين بعضهم بعضاً محبة أخوية، مفضلين بعضهم على بعض في الكرامة" (رو 12، 10)" (10). في هذا السياق، لا بد أن نتذكر كيف شجع المجمع الفاتيكاني الثاني الكهنة على "إقرار وتعزيز كرامة العلمانيين وعملهم في رسالة الكنيسة... لا بد لهم من الإصغاء إلى العلمانيين مع أخذ رغباتهم بالاعتبار ومن خلال الإقرار بتجاربهم ومهاراتهم في مختلف مجالات النشاط البشري لكي يميزوا معهم علامات الأزمنة" (11).

كان الكاهن القديس يعلم بخاصة أبناء رعيته من خلال شهادة حياته. على غراره، كان المؤمنون يتعلمون الصلاة متوقفين أمام بيت القربان لزيارة يسوع القربان (12). وكان الكاهن يشرح لهم: "لسنا بحاجة إلى الكثير من الكلام من أجل صلاة جيدة. إننا نعلم أن الله الصالح موجود هنا في بيت القربان المقدس؛ إننا نفتح قلبه ونسر بوجوده. هذه هي أفضل صلاة" (13). وكان يحثهم قائلاً: "تعالوا إلى المناولة، تعالوا إلى يسوع، تعالوا للعيش منه وله" (14). "صحيح أنكم لستم أهلاً به ولكنكم بحاجة إليه!" (15). إن تربية المؤمنين على الحضور القرباني وعلى المناولة كانت تكتسب فعالية خاصة عندما كان المؤمنون يرونه محتفلاً بالقداس. وكان الأشخاص الذين يشاركون في القداس يقولون أنه "كان من غير الممكن رؤية وجه يعبر عن السجود بالطريقة عينها... فقد كان يتأمل في القربان بمحبة كبيرة" (16). وكان يقول: "إن كل الأعمال الصالحة لا تساوي ذبيحة القداس لأنها أعمال بشرية في حين أن القداس هو عمل الله" (17). كان مقتنعاً أن حماسة حياة الكاهن تعتمد على القداس: "إن سبب فتور الكاهن يكمن في إهمال القداس! مع الأسف! إلهي! كم أن الكاهن جدير بالشفقة عندما يقوم بذلك كما لو كان شيئاً اعتيادياً!" (18). وكان قد اعتاد خلال الاحتفال بالقداس على تقديم تضحية حياته: "كم من الجيد أن يقدم كاهن حياته إلى الله في كل صباح" (19).

هذه المطابقة الشخصية مع تضحية الصليب كانت تقوده – من خلال حركة روحية واحدة – من المذبح إلى كرسي الاعتراف. يجب ألا يرضى الكهنة أبداً برؤية كراسي الاعتراف خالية وبالنظر إلى زوال محبة المؤمنين لهذا السر. في زمن الكاهن القديس في فرنسا، لم يكن الاعتراف أكثر سهولة وأكثر تواتراً من الزمن الحالي بالنظر إلى أن إعصار الثورة أخمد الممارسة الدينية خلال حقبة طويلة. ولكنه سعى بكافة الطرق: من خلال التبشير والسعي إلى الإقناع من خلال النصائح؛ إلى إرشاد أبناء رعيته إلى إعادة اكتشاف معنى وجمال سر التوبة الذي يعتبر شرطاً مرتبطاً بالحضور القرباني. هكذا عرف كيف يعطي الحياة لحلقة فاضلة. من خلال مكوثه مطولاً في الكنيسة أمام بيت القربان، حث المؤمنين على التشبه به والقيام بزيارة يسوع وعلى التأكد من أن الكاهن موجود في الكنيسة ومستعد للإصغاء إليهم ومنحهم الغفران. بعدها، أدى توافد حشود التائبين القادمين من كافة أنحاء فرنسا إلى إبقائه في كرسي الاعتراف حوالي 16 ساعة يومياً. وكان الناس يقولون أن آرس أصبحت "مستشفى النفوس الكبير" (20). "إن النعمة التي كان ينالها (لهداية الخاطئين) كانت قوية بحيث أنها كانت تبحث عنهم ولا تعطيهم وقتاً للراحة"، حسبما يقول كاتب السير الأول (21). هذا ما كان يعتقده الكاهن القديس عندما كان يقول: "ليس الخاطئ هو الذي يرجع إلى الله لطلب المغفرة، لا بل أن الله عينه هو الذي يبحث عن الخاطئ ليرده إليه" (22). "هذا المخلص الصالح ممتلئ بالمحبة لنا بحيث أنه يبحث عنا في كل مكان!" (23).

ككهنة يجب علينا جميعاً أن ندرك أن الكلمات التي كان يقولها من خلال المسيح تعنينا شخصياً: "سأكلف خدامي بإعلام الخاطئين أنني مستعد دوماً لاستقبالهم وأن رحمتي غير متناهية" (24). ككهنة لا نتعلم فقط من كاهن آرس القديس الثقة التي لا تنضب في سر التوبة ووضعه في محور اهتماماتنا الرعوية وإنما نتعلم أيضاً أسلوباً من أجل "حوار الخلاص" الذي يتأسس فيه. كان كاهن آرس يتعامل مع الخاطئين بطرق مختلفة. فالأشخاص الذين كانوا يقتربون من كرسي الاعتراف لحاجتهم المتواضعة لنيل المغفرة من الله، كانوا يجدون فيه التشجيع على الغوص في "فيض الرحمة الإلهية" الذي يجرف كل شيء معه. وإن كان أحدهم يأسف لضعفه وتبدله، ويشعر بالخشية من معاودة الخطيئة، كان يبرز له الكاهن سر الله من خلال تعبير رائع ومؤثر: "إن الله الصالح كلي المعرفة. فهو يعرف مسبقاً أنكم سترتكبون الذنوب بعد اعترافكم وإنه مع ذلك يغفر لكم. كم أن محبة ربنا عظيمة. فهو ينسى المستقبل ليغفر لنا!" (25). أما للذين كانوا يقومون بالاعتراف بفتور ولامبالاة، فقد كان يظهر لهم حجم المعاناة التي كان يسببها تصرفهم "البغيض" من خلال دموعه. وكان يقول: "أبكي لأنكم لا تبكون" (26). "ماذا لو لم يكن الله صالحاً جداً، ولكنه صالح. فهل تجوز معاملة أب صالح بهمجية" (27). لقد كان يخلق التوبة في قلوب الفاترين مرغماً إياهم على رؤية معاناة الله بسبب الخطايا، هذه المعاناة التي ترتسم على وجه الكاهن الذي يعرفهم. من جهة أخرى، إن كان أحدهم يأتي إليه شاعراً برغبة في حياة روحية أعمق وقادراً على ذلك، كان يطلعه على أعماق المحبة موضحاً له روعة العيش في اتحاد مع الله وفي حضوره: "كل شيء على مرأى من الله، كل شيء مع الله، كل شيء من أجل إرضاء الله... كم هذا رائع!" (28). وكان يعلم هؤلاء الأشخاص أن يصلوا قائلين: "إلهي، أعطني نعمة أن أحبك قدر الإمكان (29).

في تلك الحقبة، كان كاهن آرس قادراً على تبديل قلوب وحياة الكثيرين لأنه نجح في جعلهم يدركون محبة الرب الرحيمة. إن زماننا الحاضر بحاجة ماسة هو أيضاً إلى إعلان مشابه عن حقيقة المحبة وشهادة مماثلة عنها: الله محبة (1 يو 4، 8). بالاستعانة بكلمات يسوع وأسراره، تمكن جان ماري فياني من هداية شعبه حتى ولو أنه كثيراً ما كان يرتجف أمام عجزه الشخصي وتوصل إلى الشعور أكثر من مرة بالرغبة في التخلص من مسؤوليات الخدمة الرعوية التي كان يرى أنه غير جدير بها. غير أنه بقي بطاعة مثالية في خدمته لأنه كان ممتلئاً بالشغف الرسولي لخلاص النفوس. كان يسعى إلى الالتزام كلياً بدعوته ورسالته من خلال ممارسة تقشف قاسٍ. كان يأسف القديس قائلاً: "تتمثل مصيبتنا نحن الكهنة في فتور أنفسنا" (30)؛ كان يشير بذلك إلى الخطر الذي يتعرض له الراعي والذي يتمثل في الاعتياد على حالة الخطيئة أو اللامبالاة التي يعيشها العديد من خرافه. كان يخضع جسده من خلال السهر والصوم لكي لا يقاوم روحه الكهنوتية. ولم يكن يتردد في فرض إماتات على نفسه من أجل خير النفوس التي أوكلت إليه ومن أجل المساهمة في التكفير عن الخطايا الكثيرة التي كان سمعها خلال الإعتراف. وكان يوضح لأخ في الكهنوت قائلاً له: "سأطلعك على طريقة عملي. أطلب من الخاطئين تكفيراً ضئيلاً وأنا أهتم بالباقي" (31). وخارج نطاق التكفير الملموس الذي كان ينكب الكاهن عليه، يبقى جوهر تعليمه متوفراً للجميع: لقد سفك يسوع دماءه من أجل خلاص النفوس لذا لا يستطيع الكاهن الالتزام بهذا الخلاص في حال رفض المشاركة شخصياً بـ "ثمن الفداء الباهظ".

في عالم اليوم، وتماماً كما في الزمن الصعب الذي عاش فيه كاهن آرس، يجب أن يتميز الكهنة في حياتهم وأعمالهم بقوة شهادتهم الإنجيلية. كان بولس السادس يقول بدقة: "إن الإنسان المعاصر يصغي إلى الشهود أكثر منه إلى المعلمين وإن أصغى إلى المعلمين فهذا لأنهم شهود" (32). بغية تجنب ظهور فراغ وجودي فينا، وبغية تجنب تعريض فعالية خدمتنا للخطر، لا بد لنا من التساؤل دوماً قائلين: "هل نحن فعلاً نعيش من كلمة الله؟ هل هي فعلاً الغذاء الذي يحيينا، أكثر من الخبز وأمور هذا العالم؟ هل نعرفها؟ هل نحبها؟ هل نحن ملتزمون بهذه الكلمة لدرجة أنها تترك أثراً كبيراً في حياتنا وتبدل تفكيرنا؟" (33). مثلما عين يسوع الاثني عشر ليلازموه (مر 3، 14) وأرسلهم لاحقاً للتبشير، كذلك فإن الكهنة مدعوون إلى التشبه بـ "نمط العيش الجديد" الذي أسسه الرب يسوع والذي أصبح تحديداً نمط حياة الرسل (34).

هذا الالتزام بـ "نمط العيش الجديد" هو الذي ميز خدمة كاهن آرس. ففي الرسالة العامة "بدء كهنوتنا" Sacerdotii nostri primordial التي كتبها البابا يوحنا الثالث والعشرين والتي صدرت سنة 1959 بمناسبة الذكرى المئوية الأولى لوفاة القديس جان ماري فياني، ذكر البابا تقشفه بالاستناد إلى "ثلاث مشورات إنجيلية" اعتبر أنها ضرورية أيضاً للكهنة: "على الرغم من أن الكهنة غير ملزمين بممارسة هذه التوصيات الإنجيلية بموجب وضعهم الكهنوتي إلا أنها توفر لهم ولجميع تلاميذ المسيح الطريق الأكثر ضماناً إلى الكمال المسيحي" (35). استطاع كاهن آرس أن يعيش "المشورات الإنجيلية" بحسب الأنماط التي تتوافق مع وضعه الكهنوتي. لم يكن "فقره" فقر رجل راهب أو ناسك بل الفقر المطلوب من الكاهن: فيما كان يدير مبالغ طائلة من الأموال (لأن الحجاج الأثرياء كانوا يهتمون بأعماله الخيرية)، كان يعلم أن هذه الأموال مخصصة لكنيسته وللفقراء واليتامى وأطفال "العناية الإلهية" (36)، وللعائلات الأكثر فقراً. إذاً كان "غنياً في إعطاء الآخرين وفقيراً مع نفسه" (37). كان يوضح قائلاً: "سري بسيط يقوم على إعطاء كل شيء" (38). عندما كان ينقصه المال، كان يقول للفقراء بسرور: "أنا فقير مثلكم؛ أنا اليوم واحد منكم" (39). هكذا تمكن في نهاية حياته من القول بهدوء تام: "لم أعد أملك شيئاً. يستطيع الله الصالح أن يدعوني متى شاء" (40). وكانت "عفته" العفة المطلوبة من الكاهن في خدمته. يمكننا القول أنها العفة الضرورية للشخص الذي يجب أن يلمس القربان المقدس يومياً والذي يتأمله بقلب مضطرم والذي يمنحه للمؤمنين بالحماسة عينها. يقال عنه أن "العفة كانت تلمع في عينيه" وأن المؤمنين كانوا يرونها عند نظره إلى بيت القربان بكل محبة (41). كذلك تجسدت "طاعة" القديس جان ماري فياني في التزامه بكل المعاناة المرتبطة بالمتطلبات اليومية في الخدمة. إننا نعلم مدى اضطرابه بسبب اعتقاده أنه عاجز عن تقديم الخدمة الرعوية وبسبب رغبته في الهرب "ليتفجع وحيداً على حياته الفقيرة" (42). وهنا نجحت الطاعة إلى جانب التعطش إلى النفوس بإبقائه في خدمته. كان يظهر للمؤمنين ولنفسه أنه ما من طريقتين جيدتين لخدمة ربنا وأن هناك طريقة واحدة تقوم على خدمته بحسب مشيئته" (43). وكان يعتقد أن القاعدة الذهبية لحياة الطاعة هي: "قم فقط بما يمكن تقديمه للرب الصالح" (44).

في هذا السياق من الروحانية التي تقتات من ممارسة المشورات الإنجيلية، أوجه إلى الكهنة في هذه السنة المخصصة لهم دعوة قلبية هي دعوة استقبال الربيع الجديد الذ يحدثه الروح في الكنيسة بخاصة بفضل الحركات الكنسية والجماعات الجديدة. "إن الروح في هباته يتخذ عدة أشكال... وينفخ حيثما يشاء، ويقوم بذلك بصورة غير متوقعة في أماكن غير متوقعة وبأشكال لا يمكن تصورها مسبقاً... كذلك يبين لنا أنه يعمل في سبيل الجسد الواحد وفي وحدة الجسد الواحد" (45). وما ينص عليه مرسوم presbyterorumordinis ما يزال سارياً حتى الآن: "فيما يختبرون الأرواح لمعرفة إذا كانت من عند الله، يسعى الكهنة بحس من الإيمان إلى اكتشاف هبات العلمانيين المتعددة أكانت متواضعة أم بارزة، ويقدرونها بفرح وينمونها بحماسة متقنة" (46). هذه الهبات التي ترشد الكثيرين إلى حياة روحية أعمق لا تفيد المؤمنين العلمانيين فقط وإنما الإكليروس أيضاً. فالمشاركة بين الخدمات الكهنوتية والهبات تؤدي إلى خلق "دفع قيم من أجل التزام الكنيسة المتجدد في خدمة إعلان إنجيل الرجاء والمحبة والشهادة له في جميع أنحاء العالم" (47). أود أن أضيف أيضاً بالتناغم مع ما جاء في الإرشاد الرسولي "أعطيكم رعاة" “pastoris dabo vobis” للبابا يوحنا بولس الثاني أن الخدمة الكهنوتية تتخذ "شكلاً جماعياً" جذرياً وأنها لا تتحقق إلا من خلال اتحاد الكهنة مع أسقفهم (48). ولا بد من أن يترجم اتحاد الكهنة مع بعضهم البعض ومع أسقفهم، المتجذر في سر الكهنوت والمتجلي في الاحتفال بسر الافخارستيا، في مختلف أشكال الأخوة الفعالة والمؤثرة (49). هكذا فقط يتمكن الكهنة من عيش هبة التبتل وبناء جماعات مسيحية تتجدد في وسطها آيات التبشير الأول بالإنجيل.

تدعونا السنة البولسية التي توشك على النهاية إلى التأمل في رسول الأمم الذي يعتبر مثالاً رائعاً عن الكاهن الملتزم كلياً بخدمته. فقد كتب: "فإن محبة المسيح تسيطر علينا، وقد حكمنا بهذا: ما دام واحد قد مات عوضاً عن الجميع، فمعنى ذلك أن الجميع ماتوا" (2 كور 5، 14)، ويضيف: "وهو قد مات عوضاً عن الجميع حتى لا يعيش الأحياء في ما بعد لأنفسهم بل للذي مات عوضاً عنهم ثم قام" (2 كور 5، 15). هل هناك من منهج أفضل يعطى لكاهن يسعى إلى التقدم على درب الكمال المسيحي؟

إخوتي الأعزاء، يأتي الاحتفال بالذكرى المئة والخمسين لوفاة القديس جان ماري فياني (1859) بعد الاحتفالات بالذكرى المئة والخمسين لظهورات لورد (1858). سنة 1959، قال الطوباوي البابا يوحنا الثالث والعشرين: "قبيل انتهاء حياة كاهن آرس الطويلة والرائعة، ظهرت العذراء التي حبل بها بلا دنس في منطقة فرنسية أخرى على طفلة متواضعة وبريئة وأعطتها رسالة صلاة وتوبة ما تزال تؤتي ثماراً روحية كثيرة لغاية الآن أي بعد انقضاء قرن. وفي الحقيقة أن حياة الكاهن القديس الذي نحتفل بذكراه أظهرت مسبقاً الحقائق المذهلة التي عرفتها الرائية في ماسابيال! كان الكاهن متعبداً بشدة للعذراء القديسة التي حبل بها بلا دنس. فهو الذي قام سنة 1836 بتكريس رعيته لمريم التي حبل بها بلا دنس، ورحب بالكثير من الإيمان والفرح بهذا القرار العقائدي الصادر سنة 1854" (50). كان الكاهن القديس يذكر المؤمنين دوماً بأن "يسوع المسيح الذي أعطانا كل ما يستطيع إعطاءنا إياه يريدنا أيضاً أن نرث أثمن ما يملك أي أمه القديسة" (51).

إنني أعهد بهذه السنة الكهنوتية إلى العذراء القديسة سائلاً إياها أن تحث كل كاهن على الالتزام السخي والمتجدد بمثال تقديم الذات للمسيح والكنيسة الذي ألهم فكر وعمل كاهن آرس القديس. إن حياة الصلاة الحارة ومحبة يسوع المتقدة سمحتا لجان ماري فياني أن ينمو في تقديم ذاته لله والكنيسة. فليكن مثاله مرشداً لجميع الكهنة نحو تقديم شهادة الوحدة مع أسقفهم ومع بعضهم البعض ومع العلمانيين، هذه الشهادة الضرورية اليوم وفي كل زمان. على الرغم من وجود الشر في عالمنا، إلا أن الكلمات التي قالها المسيح لتلاميذه في العلية ما تزال تلهمنا: "إنكم في العالم ستقاسون الضيق. ولكن تشجعوا، فأنا قد انتصرت على العالم" (يو 16، 33). يمنحنا الإيمان بالرب السماوي القوة على النظر إلى المستقبل بثقة. أيها الكهنة الأعزاء، إن المسيح يعتمد عليكم. على مثال كاهن آرس القديس، دعوه يسكن فيكم فتكونوا في عالم اليوم رسل رجاء ومصالحة وسلام!

مع بركاتي الرسولية!
البابا مبارك السادس عشر

 

* عن الموقع الإلكتوني الرسمي للبطريركيّة المارونيّة - بكركي


 

[1] C’est ainsi que l’a proclamé le Souverain Pontife Pie XI en 1929.

[2] « Le Sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus » (in Le Curé d’Ars, Sa pensée, Son cœur. Présentés par l’Abbé Bernard Nodet, éd. Xavier Mappus, Foi Vivante, 1966, p. 98). Par la suite : Nodet. L’expression est citée aussi dans le Catéchisme de l'Église catholique, n. 1589.

[3] Nodet, p. 101.

[4] Ibid., p. 97.

[5] Ibid., pp. 98-99.

[6] Ibid., pp. 98-100.

[7] Ibid., p. 183.

[8] Alfred Monnin, Le Curé d’Ars. Vie de M. Jean-Baptiste Marie Vianney, I, Charles Douniol, 1868.

[9] Cf. Lumen gentium, n. 10.

[10] Presbyterorum ordinis, n. 9.

[11] Ibid.

[12] « La contemplation est regard de foi, fixé sur Jésus. "Je L’avise et Il m’avise", disait au temps de son saint Curé le paysan d’Ars en prière devant le Tabernacle » (Catéchisme de l'Église catholique, n. 2715).

[13] Nodet, p. 85.

[14] Ibid., p. 114.

[15] Ibid., p. 119.

[16] Alfred Monnin, o.c.. II.

[17] Nodet, p. 105.

[18] Ibid., p. 105.

[19] Ibid., p. 104.

[20] Alfred Monnin, o.c. , II.

[21] Ibid.

[22] Nodet, p. 128.

[23] Ibid., p. 50.

[24] Ibid., p. 131.

[25] Ibid., p. 130.

[26] Ibid., p. 27.

[27] Ibid., p. 139.

[28] Ibid., p. 28.

[29] Ibid., p. 77.

[30] Ibid., p. 102.

[31] Ibid., p. 189.

[32] Evangelii nuntiandi, n . 41.

[33] BenoîtXVI, Homélie de la Messe Chrismale, 9 avril 2009.

[34] Cf. Benoît XVI, Discours à l’Assemblée plénière de la Congrégation pour le Clergé, 16 mars 2009.

[35] Pars I.

[36] C’est le nom qu’il donna à la maison où il fit recueillir et éduquer plus de 60 petites filles abandonnées. Il était prêt à tout pour la maintenir : « J’ai fait tous les commerces imaginables », disait-il en souriant (Nodet, p. 214).

[37] Nodet, p. 216.

[38] Ibid., p. 215.

[39] Ibid., p. 216.

[40] Ibid., p. 214.

[41] Cf. Ibid., p. 112.

[42] Cf. Ibid., pp. 82-84 ; 102-103.

[43] Ibid., p. 75.

[44] Ibid., p. 76.

[45] Benoît XVI, Homélie de la Vigile de Pentecôte, 3 juin 2006.

[46] N. 9.

[47] Benoît XVI, Discours aux Évêques amis du Mouvement des Focolari et de la Communauté de Sant’Egidio, 8 février 2007.

[48] Cf. n. 17.

[49] Cf. Jean-Paul II, Exhort. Ap. Pastores dabo vobis, n. 74.

[50] Encycl. Sacerdotii nostri primordia, P III.

[51] Nodet, p. 244.


 

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