القديس خـوري آرس

حياة
القديس جان ماري فيانيه

بالعربيّة

 
 

Saint Jean-Marie Vianney (Curé d'Ars)
(1786 - 1859)

 
 
 
Naissance 8 mai 1786
Dardilly
 
Décès 4 août 1859 (à 73 ans)
Ars-sur-Formans
 
Nationalité Française  
Vénéré à Ars-sur-Formans  
Béatification 1904 Rome
par Pie X
 
Canonisation 1925 Rome
par Pie XI
 
Vénéré par 'Église catholique romaine  
Fête le 4 août  
Saint patron Saint patron de tous les Curés de l'Univers ou saint directeur de tous les prêtres  
     
Jean-Marie Baptiste Vianney , dit le Saint Curé d'Ars, né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, et mort le 4 août 1859 à Ars-sur-Formans. Il fut le curé de la paroisse d'Ars-sur-Formans pendant 41 ans. Il est nommé patron de tous les prêtres du monde par le pape Benoît XVI en juin 2009, après avoir été nommé patron de tous les curés de l'Univers par le pape Pie XI en 1929.
Sommaire

Biographie

Il est né dans une famille de cultivateurs originaire de Dardilly, dans la région lyonnaise.

En 1806 le curé d’Écully, M. Balley, ouvrit un petit séminaire où Jean-Marie fut envoyé. C’était un élève médiocre, surtout parce qu'il avait commencé à étudier très tard. Il éprouvait de grandes difficultés, et ses connaissances se limitaient à un peu d’arithmétique, un peu d’histoire et un peu de géographie. L’étude du latin était pour lui un supplice bien qu’il fût aidé par son condisciple Mathias Loras, futur premier évêque missionnaire de Dubuque, qui lui donnait quelques leçons.

Ses maîtres cependant, voyant sa piété, ne doutaient pas de sa vocation. La guerre d’Espagne réclamait alors beaucoup de soldats et il fut enrôlé par erreur en 1809. Comme il avait été malade (il était encore convalescent), il éprouva des difficultés à rejoindre son régiment, s'égara et, pour ne pas être puni comme déserteur, accepta la proposition d'un paysan de le cacher sous un faux nom, comme instituteur dans son village ; puis son jeune frère ayant accepté de servir à sa place, il put regagner le petit séminaire [1]. Il n'entendait rien à la philosophie du fait qu'elle s'enseignait en latin, mais son évêque qui connaissait sa piété finit par l’ordonner prêtre en 1815.

Il fut alors envoyé à Écully comme vicaire de M. Balley, puis après la mort de celui-ci comme curé en 1818 à Ars, village de la Dombes, dans le département de l'Ain, qui comptait environ 200 habitants à l'époque.
Fin psychologue, il se mit à l'écoute des paroissiens. Partant de la réalité de leur quotidien de simples paysans, il donnait constamment l'impression de vouloir les "tirer vers le haut". Il les rendait responsable du bien commun en leur mandant de réaménager le cimetière, d'entretenir l'église, d'organiser des fêtes qui ne fussent plus des lieux de perdition. Il était convaincu que l'éducation et l'enseignement catéchistiques stimuleraient les âmes pour les conduire vers la sainteté.

En 1824, il ouvrit une école de filles dite "Maison de la Providence". Il fit de Catherine Lassagne, humble femme et sa fidèle servante, responsable de son école après l'avoir catéchisée. Il l'appelait "la plus belle fleur de mon jardin" car il avait perçu chez elle le don de comprendre l'amour de Dieu.

Dès 1830 commença l'afflux des pèlerins à Ars.

En 1849, il fonda l'école des garçons, confiée aux Frères de la Sainte Famille de Belley.

"Laissez vingt ans une paroisse sans prêtre, on y adorera les bêtes" avait-il constaté. Sa piété, ses sermons et son zèle de pasteur ramenèrent peu à peu la ferveur religieuse dans sa paroisse. Homme de prières, il dormait très peu, il se levait tous les matins très tôt pour aller prier dans l'église glacée. Il passait des journées entières à confesser, convaincu que son pari de ramener ses paroissiens vers Dieu pouvait être gagné à condition de faire confiance à la miséricorde divine.

Le saint curé d'Ars était déjà considéré comme un saint de son vivant tant il était dévoué à l'œuvre de Dieu. Il disposait de grâces étonnantes notamment comme confesseur. Sa charité était par ailleurs sans limite : il mangeait peu, passait des heures entières en adoration du Saint-Sacrement ; il dormait peu, surtout à la fin de sa vie, passant jusqu'à seize heures par jour à confesser ; il redistribuait tout ce qu'on lui donnait et n'hésitait pas à se démunir encore pour subvenir aux besoins de plus pauvre que lui.

Il mourut à Ars le 4 août 1859, complètement épuisé.

En 1905, il a été béatifié par Pie X et déclaré "patron des prêtres de France"

En 1925, il a été canonisé par Pie XI.

En 1929, il a été déclaré "patron de tous les curés de l'univers" par Pie XI ;

En 1945, visite à Ars de Mgr Angelo Roncalli, nonce apostolique en France, futur Jean XXIII ;

En 1986, visite à Ars du pape Jean-Paul II.

En 2009, année de Jubilé pour le 150e anniversaire de la mort du « saint curé ».

Anecdotes

Jean-Marie Vianney était plein de bon sens, savait faire preuve d'humour.

On aura retenu de lui quelques phrases célèbres :

* Quand son lit prit feu, une nuit : "Le démon n'a pas pu brûler l'oiseau, il n'a brûlé que la cage".
* Un jour une personne corpulente lui dit : "Quand vous irez au Ciel, je tâcherai de m'accrocher à votre soutane", et le Curé d'Ars, qui n'avait que la peau sur les os à force de toujours tout donner et de refuser la nourriture un peu reconstituante que ses paroissiennes essayaient de lui prodiguer, de répondre :"Gardez-vous-en bien ! L'entrée du Ciel est étroite, et nous resterions tous deux à la porte".

Il reçut la visite de Lacordaire :" La plus célèbre visite qu'ait reçue le curé d'Ars est sans doute celle du père Lacordaire. Venant à Lyon en simple pèlerin, l'illustre dominicain arrive incognito dans une modeste voiture. Or, sous les plis de son manteau noir, quelqu'un aperçoit une robe blanche, et très vite les pèlerins d'Ars apprennent qui est le visiteur. Remous profond. Le lendemain, on voit le père Lacordaire écouter dans un humble recueillement le sermon du curé(...) Il ne le quitte qu'avec déchirement et va même, s'agenouillant devant lui, jusqu'à lui demander sa bénédiction. Après quoi, J.M.Vianney le prie de le bénir à son tour : et c'est bien une scène étrange et pathétique, éclairée d'un jour du Moyen-Âge, digne de saint François d'Assise et de saint Dominique". Michel de Saint-Pierre, La vie prodigieuse du curé d'Ars.

Un de ses amis, Claude Laporte, lui fit un jour don d'une montre, que le Curé d'Ars s'empressa de donner à plus pauvre que lui. Claude Laporte renouvela l'opération trois ou quatre fois. Mais le Curé d'Ars la donnait toujours, ou vendait la montre pour en donner l'argent aux pauvres. Ce que voyant, Claude Laporte lui dit un jour en lui mettant une nouvelle montre entre les mains "Monsieur le Curé, je vous prête la montre que voici." C'était une belle montre. Le Curé d'Ars la conserva toute sa vie; à sa mort elle fut restituée à la famille Laporte.
Miracles [modifier]

On rapporte plusieurs faits extraordinaires ou paranormaux, attribués au soutien de Dieu ou aux assauts du diable, qui ont jalonné sa vie. Par exemple son intuition des faits psychologiques ou des pensées d'autrui, ses moments de lévitation etc.

Postérité
Béatification et Canonisation

Le décret de l'inscription au procès de béatification est signé en 1904 par Pie X. Il est canonisé par Pie XI en 1925. Il est proclamé en 1929 « patron de tous les curés de l'univers » (dit aussi saint patron ou saint directeur de tous les prêtres de l'Église catholique ayant la charge d'une paroisse).

Pèlerinages

* La Basilique d'Ars

La Basilique d'Ars, construite fin XIXe siècle à partir de l'ancienne église, abrite les reliques du saint Curé. Son corps, exhumé au début du XXe siècle, est resté intact : il n'a pas subi la putréfaction. Le corps est exposé dans une châsse aux yeux de tous ceux qui viennent le prier.

* Jean-Paul II

Le Pape Jean-Paul II, lors de sa visite pontificale en 1986 en France visita Ars-sur-Formans en hommage à son ancien curé. Jean-Paul II nous parle du curé d'Ars est un ouvrage paru fin 2004 qui rassemble l'ensemble des interventions de Jean-Paul II au sujet du Curé d'Ars.

* Pèlerinages aujourd'hui

La commune d'Ars-sur-Formans est aujourd'hui un lieu de pèlerinage qui accueillerait 450 000 personnes par an. L'accueil du sanctuaire est assuré par la congrégation des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre.
 
 
 

 

De l'Encyclopédie Wikipedia

 
 


حياة القدّيس جان ماري فيانّيه
خورى آرس

(1786- 1859)

 
 

 

 
 

فرنسا في زمن خوري آرس

وُلد جان ماري في زمن صعب جدّاً بالنسبة للكنيسة الفرنسيّة، فبعد ولادته بثلاث سنوات نشبت الثورة الفرنسية، وفي 12 تمّوز 1790 صوّت المجلس التشريعيّ على "وثيقة الدستور العلمانيّ للإكليروس"، وبموجبه صار الكهنة الفرنسيّين يُعتبرون موظّفين لدى الدولة، يأتمرون بقراراتها ويرفضون أي علاقة بالبابا وبالكنيسة الجامعة. وفي 27 تشرين الثاني 1790 أضافوا تعديلاً أقسى، فرضوا بموجبه على الكهنة أن يقسموا الوفاء للثورة أمام ممثّل رسميّ لسلطة الرعب القائمة آنذاك. رفضت روما هذا القرار، ورفضه أيضاً مُعظم الكهنة في فرنسا، وكانت النتيجة مأساويّة: قُتل عدد كبير جدّاً من الكهنة، وحصلت مجزرة "الكرمل" في باريس. المجزرة بدأت (تابع) بإعدام 23 كاهناً رفضوا أن يقسموا الولاء وينفصلوا عن الكنيسة الجامعة، وقد تمّ إعدامهم في دير كان قد تحوّل الى سجن للكهنة، وبدأ الإعدام بصرخة الضابط: "أيّها الشعب، أنت تذبح عدوّك، أنت تقوم بواجبك". وحين أنتهت الفرقة من عملها، صرخ الضابط عينه: "لم يعد لدينا شيء نقوم به هنا، فلنذهب الى الكرمل". وصلت الفرقة الى دير الآباء الكرمليين حيث اجتمع أكثر من 150 كاهناَ لم يقسموا اليمين، ذهبوا كلّهم وركعوا أمام القربان في الكنيسة حين سمعوا الجنود يقتربون. دخل الجنود بالسيوف وبالعصيّ وبالفوؤس، فقتلوا رئيس أساقفة أرل، وأسقف سانت وأسقف بوفيه، ورئيس عام الرهبان البندكتان والكهنة الموجودين معهم. بعدها بدأت الدولة تنفي الكهنة عن أرضها، فصارت ترسلهم في قوارب الى غويانا، وأقفلت المؤسسّات الدينيّة التي لم تتبع قرار الدولة، وأغلقت المدارس الإكليريكيّة. بين 1786 و 1859، أي فترة حياة خوري آرس، عرفت فرنسا الكثير من التغييرات في نظامها، فتحوّلت من نظام ملكيّ الى نظام ثوريّ فنظام ملكيّ دستوريّ، فجمهوريّة أولى، ثم الى دولة يحكمها قنصل، ثم الى أمبراطوريّة، ثم الى نظام ملكيّ من جديد (ما يعرف بنظام تمّوز الملكيّ)، فإلى أمبراطوريّة ثانية... لقد شهد خورى آرس ومؤمنيه تقلّبات سياسيّة واجتماعيّة كثيرة، إنّما ما جمع كلّ الأنظمة التي توالت، كان العداء للكنيسة وللديانة الكاثوليكيّة، ممّا أدّى الى حالة من الفتور ومن الإلحاد. لم يكن حال فرنسا دينيّاً أحسن منه اليوم، بل كان أسوأ بكثير. العديد من المدارس الخاصّة التي يديرها رهبان أو راهبات أٌقفلت، إغلقت الإكليريكيّات، نفي الأساقفة والكهنة، قتل الرهبان والراهبات. والمسيحيّون المؤمنين فكانوا بغالبيّهم القصوى ينمون على منطق "فتّش عن الله دون الكنيسة"، ينمون دون كهنة، دون أسرار، دون تعليم مسيحيّ: لقد كان الإيمان يُعدم بشكل تدريجيّ.

طفولة جان ماري فيانّيه

قضى جان ماري فيانّيه هذه السنوات العصيبة في قريته، في داردييّ الصغيرة حيث وُلد، ثمّ في آرس حيث كان الراعي. في جوّ سياسّي محوم، وفي انقسامات سياسيّة عنيفة، لم توفّر حتى المناطق النائية. نشأ في بيت مؤمن، ولم يكن والداه يتردّدان في استقبال الكهنة الهاربين. ودرس جان ماري الكهنوتيّ الأوّل جاء من حديث سمعه، كان يدور بين والدته وبين كاهن أدّى يمين الولاء خوفاّ من الموت، فكان يسمع والدته تؤنّب الكاهن لعدم وفائه للبابا ولأوّلية الحقيقة في حياته، حتى قال لها الكاهن الضيف: "أنت على حقّ سيّدتي، فالكرمة أهمّ من الأغصان".

هذا الكرم في الضيافة الّذي دفع عائلة فيانّيه الى المخاطرة بأمنها في سبيل استقبال من كانوا يعتبرونهم رسل المسيح لم يكن الكرم الوحيد. فقد جهدوا ليستقبلوا الفقراء أيضاً ويقاسموهم الخبز القليل الّذي كانوا يمكونه. والكرم الأكبر الّذي زرعوه في قلب أولادهم، كان الكرم في العطاء المطلق للمسيح من خلال الصلاة. منذ صغره، نشأ الأولاد على حبّ المسبحة الورديّة، وحين كان جان ماري في الرابعة من العمر، وكان يحاول استرداد مسبحته من إخته، قالت له أمّه: "أعط المسبحة لإختك مرغريت، فهكذا يكون يسوع مسروراً". حادثة صغيرة انطبعت في حياة الصغير، ورافقته دوماً، فتعلّم معنى العطاء، عطاء يكبر أكثر فأكثر. وانطبع أيضاً فيه حبّ مريم: "إن مريم العذراء هي حبّي الأقدم، أحببتها حتى قبل أن أعرفها"، ونها سوف يطلب في المستقبل القوّة ليكمل سماع الإعترافات، ولها كرّس رعيّته، لمريم البريئة من الخطيئة الأصليّة، حتى قبل أن تعلن الكنيسة هذه العقيدة بسنوات كثيرة.
كان جان ماري من ضحايا النظام السياسيّ أيضاَ، فبسبب النظام المعادي للكنيسة أُغلقت المدرسة الوحيدة في قريته، لذلك لم يتعلمّ القراءة حتى بلغ عمر التاسعة، وبسبب هذا فسوف يعاني دوماً من عجر كبير من الناحية العلميّة كان يمنعه من أن يصبح كاهناً. كما اضطر الى الإنتظار حتى عمر الثالثة عشرة سنة لينال المناولة الأولى، بسبب النقص في التعليم الديني وغياب المكرّسين، ولهذا السبب أيضاً اضطر الى التأخر لدخول الإكليريكيّة، فالتحق بقسم الدعوات المتأخّرة رغم أنّه بدأ يعي دعوته منذ الصغر.

عقبات كثيرة أمام دعوته

العقبة الأكبر التي كانت تعيق الشاب عن تلبية دعوة الرّب كانت معارضة والده لكهنوت الإبن، فجان ماري القوّي "مثل شجرة السنديان" كان ضروريّاً لعمل الحقل، وكان جان ماري يتفهّم حاجة والده، وكان يتمزّق بين ضرورة الإستجابة لنداء الرّب، وبين مسؤوليّته تجاه عائلته. كان الشاب يعلم أن الأحوال الإقتصاديّة السيّئة في فرنسا، والجوع المتنامي، كان يحتّم عليه مساعدة عائلته في مصدر رزقها الوحيد: عمل الحقل، ومن كان يقدر أكثر منه على الإعتناء بحقل العائلة، وقد منّ الله عليه بالقوّة الجسديّة وبالخبرة. أمّا العقبة الثانية فكانت عدم قدرته على تعلّم الّلغة اللاتينيّة، واللاتينيّة ضروريّة لتعلّم اللاهوت وللخدمة الليتورجيّة. لقد تعلّم جان ماري القراءة بعمر التاسعة، وكان ذو قدرة علميّة محدودة جدّاً، وقد صار متقدّماً في العمر أكثر من الطلاّب الآخرين، فكيف يقدر على مجاراتهم؟ وكيف يقدر على اجتياز امتحان اللّغة اللاتينيّة الصعب؟ ولكنّ هذه العقبات لم تخمد رغبته بالكهنوت، فشارك في زيارة حجّ الى لوفيسك، لدى القدّيس جان فرانسوا رجيس، ليطلب منه "الحدّ الأدنى من اللاتينيّة ليجتاز الإمتحان". وقد استطاع، بجهد وكدّ، وبنعمة الله، من اجتياز الإمتحان، ممّا أهّله لاكمال الدراسة. ولكنّ عقبة غير متوقّعة جاءت تعترض طريقه نحو الكهنوت: الخدمة العسكريّة التي سوف تجبره على وقف دروسه، رغم تقدّمه في العمر بالنسبة للإكليريكيّين. لقد كان في الأصل معفيّاً بسبب عمره، ولكنّ خطأ إداريّاً جعل اسمه يرد في لائحة المطلوبين للإلتحاق بالجيش في الحرب ضدّ إسبانيا. فما كان منه إلاّ أن التحق، وأرسل قبل أيام قليلة من المعركة سيراً، وحده، الى اللحاق بكتيبته التي كانت تسبقة بعدّة أيّام. وعلى الطريق التقى بشاب هارب من الخدمة، أرشده في الطريق الخاطيئ فلم يستطع اللحاق بكتيبته، وصار معتبراً جنديّاً فارّاً يواجه خطر السجن وحتى الإعدام. هرب جان ماري فيانيّه في عابات بلاد اللوار العليا، وعمل خفية لدى مزارع استقبله حوالي السنة، إلى أن صدر عفو من نابليون على الفارّين، فعاد الى الإكليريكيّة في ليون، ولكنّه كان قد تأخّر كثيراً، وصار عمره 26 سنة، فطرده المسؤولون من الإكليريكيّة بسبب عدم قدرته على التعلّم. فعاد جان ماري الى كاهن ساعده منذ الصغر، الأب بالاي، الّذي كان يؤمن بدعوة الشاب الكهنوتيّة، في سبيل التعلّم على يده.

الكهنوت حلم يتحقّق

بعد أربعة سنوات من الكدّ والتعب على يد الأب بالاي، صار جان ماري مستعدّاً للكهنوت. في 23 حزيران 1815 نال السيامة الشمّاسيّة في ليون، في 13 آب 1815، وبعمر التاسعة والعشرين سنة، صار الطالبُ كاهناُ في مدينة غرينوبل بوضع يد الأسقف سيمون. الكلمات التي سوف يكتبها بعد أعوام قليلة يمكنها أن تصف حالة الفرح والفخر الّذي شعر به الكاهن يوم سيامته: "كم هو عظيم الكاهن، لن يفهم حقيقته إلاّ في السماء. لو قدر على فهم هذا على الأرض لمات، لا من الخوف، إنّما من الحب". عيّنه الأسقف مساعداً لمعلّمة الأب بالاي في رعيّة في أكولي، وفي 9 شباط 1818 وصل الى آرس حيث عيّنه الأسقف كاهناً لهذه الرّعيّة الصغيرة، حيث سوف يبقى لمدّة 41 سنة، ولن يتركها إلاّ ساعة الإنتقال الى بيت الآب..

خوري آرس

وصل الى رعيّة فقيرة، وهو بعمر 31 سنة، دون مورد رزق، ودون قدرة كبيرة على الوعظ، إنّما بحيوّية كبيرة، حيوة الرّوح تنبعث من صلاته. وصل الى آرس ذات الإيمان الخامد، والتقوى الميتة، وكان يحمل في قلبه رغبة وحيدة: أن يعطي نفسه للرّب بكلّيته ويتّكل عليه في صعاب حياة الرعيّة الجديدة. كان هدفه أن يعيد الى الله هذه الجماعة التي أوكلتها الكنيسة الى عنايته، وكان أحياناً يخاف من هذا الثقل الملقى على كتفيه: ثقل النفوس التي يريد الرّب خلاصها، وكان يرى نفسه ضعيفاً جدّاً، ومسؤوليّته كبيرة، فحاول ترك الرّعية ثلاث مرّات ليلاً، ولكن رعيّته كانت تمنعه من الخروج، كانوا يجبرونه على العودة الى بيت الكاهن. وحين كان يستغيث بالأسقف، كان الجواب دوماُ: "إبق حيث تريدك الكنيسة أن تكون".

كانت آرس قرية مسيحيّة، تعلن إيمانها المسيحيّ بسبب التقليد والعادة، ولكن لا بحرارة الإيمان وبالإستعداد للشهادة، كانت التقوى باهتة والإيمان كان يموت تدريجيّاً. ولكن هذا الأمر لم يمنع الخوري الساعي الى قداسته والى قداسة رعيّته من الجهاد من أجل تغيير الواقع، فكان يزور العائلات ويهتّم بمشاكلهم، كانوا يرونه يصليّ دوماً، يهتمّ بالفقراء، يزور المرضى، كان دائم الحضور في الرعيّة، لا بل في الكنيسة نفسها، حتى صاروا يقولون أن "الخوري يسكن في الكنيسة لا في بيت الرعيّة". ورغم هذا، بقي يصطدم بحقيقة أن كنيسته كانت فارغة يوم الأحد، فقد كانوا كلّهم في حقولهم يعملون، ومن لا يعمل، فكان يذهب الى المقهى في ساحة البلدة.

لم يكن هذا الإلحاد العمليّ سبباً لفقدان امل خوري آرس، فكان أوّل ما قام به هو تجديد أواني كنيسته، صارفاُ على هذا الأمر كلّ مقتنياته، فاشترى الكؤوس الفاخرة، وثياب القدّاس الباهرة، وأجمل صلبان المذبح والشموع الخلاّبة والأواني الأكثر زخرفة، فكان بعمله هذا يقول: "الرّب هو الأولى بالخدمة"، "تمضون الأحد في عمل الحقل وفي المقاهي، بينما الله متروك"، لقد قرّر الكاهن أن يعطي المقام الأوّل لجمال خدمة الله. إثر هذا، بدأ ابناء الرعيّة يأتون الى القدّاس، ليروا ما يحدث أوّلاً، ثم يبقون إثر كلمات خوريهم. وفي غضون أشهر قليلة، سوف تتحوّل آرس الى الرعيّة الأكثر التزاماُ في الأبرشيّة كلّها. لقد كان قاسيّاً بداية، ليجعلهم يعون فداحة خطأهم، كان يقول أن ليس من الضروريّ أن نقتل، أو نسرق مال أبينا وإمّنا لنكون ملعونين، بل يكفي أن نتبع صوت كبريائنا، لنذهب الى جهنّم. وبينما كان يعرّف راهباّ، قال له هذا الأخير"لقد كنت مهملاً في هذا الأمر، ولكن نيّتي كانت حسنة" فما كان من الخوري إلاّ أن أجاب "آه يا عزيزي، النوايا الحسنة، إن أرض جهنّم مرصوفة بها".

لم يكن ينام أكثر من ساعتين أو ثلاثة، ويقضي كل وقته في سماع الإعترافات، وكان التائبون يأتون اليه من كلّ فرنسا، ولم يكن يتوقّف الاّ ساعة القدّاس. "كان لخوري آرس طريقة تعاطي تختلف بحسب شخص التائب. من كان يأتي الى كرسي الإعتراف مدفوعاً داخليّاً وبضعة من حاجةٍ الى المغفرة الإلهيّة، كان يجد لديه التشجيع للغوص في "غمر الرحمة الإلهيّة" التي تغسل كلّ شيء بجرفها. وإن كان أحدٌ يتألّم منالضعف وعدم المثابرة، خائفاً من سقطات مستقبليّة، كان خوري آرس يظهر له سرّ الله بعبارات تلمسنا بجمالها: "إن الله الفائق الجودة يعلم كلّ شيء. وقبل أن تعترف أنت، كان يعلم أنّك سوف تسقط مرّة أخرى، ورغم هذا غفر لك. كم هو عظيم حبّ الهنا الّذي يندفع الى درجة أنّه ينسى المستقبل بإرادته، لكيما يغفر لنا". أمّا الّذي كان يعترف بفتور وبقلّة اكتراث، فكان خوري آرس يقدّم له، عبر دموعه هو، الدليل الساطع والأليم على كم أن تصرّفه آثم، قائلاً: "أنا أبكي لأنّك لست تبكي". "لو أن الله لم يكن صالحاً، ولكنّه صالح، وحده البربريّ يتصرّف هكذا أمام آب صالح بهذا القدر". كان يجعل التوبة تولد في القلوب الفاترة، ويدفعهم، بعينيه، الى رؤية آلام الله بسبب الخطايا، آلام "متجسّدة" تقريباً على وجه الكاهن الّذي يعرّفه. أما الّذي كان يحضر لديه بتوق وقدرة على عيش حياة روحيّة أعمق، فكان يشرّع له أعماق الحبّ، شارحاً له جمالاً لا يوصف، جمال العيش متّحدين بالله وبحضوره: "كل شيء تحت أنظار الله، كلّ شيء مع الله، كلّ شيء لإرضاء الله... كم هو جميل هذا". وكان يعلّمهم كيف يصلّون: "يا ربّ، أعطني نعمة أن أحبّك بقدر ما يمكنني أن أحبّك".

لقد عرف خوري آرس في الفترة التي عاش فيها كيف يبدّل قلوب الكثيرين وحياتهم، لأنّه عرف كيف يجعلهم يشعرون بحبّ الله الرحوم. هذا الإعلان عينه هو ضروري أيضاً في أيامنا هذه، وضروريّة شهادة مماثلة لشهادته عن حقيقة الحبّ: "الله محبّة" (1يو 4، 8). فمن خلال الكلمة ومن خلال أسرار "يسوعه"، عرف جان ماري فيانّيه كيف يبني رعيّته، رغم أنّه كان غالباً ما يضطرب ليقينه بعدم أهليّته الشخصيّة، الى درجة التمنّي عدّة مرّات أن يتخلّى عن مسؤوليّة الخدمة الرعويّة لأنّه غير أهل لها بحسب ظنّه. إنّما بطاعة مثاليّة بقي دوماً في وظيفته، لأنّ الغيرة الرسوليّة لخلاص الأنفس كانت تلتهمه. كان يسعى للإلتزام بكلّيته في دعوته الخاصّة وفي رسالته عبر حياة تقشّفيّة قاسية، وكان يشكي: "إن الكارثة التي تحلّ بنا، نحن كهنة الرعايا، هي ضعف الحياة الروحيّة"، قاصداً بهذا القول إعتياد الراعي الخطير على الخطيئة وعلى حياة الإستخفاف التي تحيا فيها نعاجه. لقد كان يقمع جسده، بالسهر وبالأصوام، لكي يمنعه من معارضة روحه الكهنوتيّة. ولم يكن يتردّد في إماتة ذاته من أجل خير الأنفس الموكلة اليه، ولكي يشترك في التعويض عن الخطايا الكثيرة التي كان يسمعها في كرسي ّ الإعتراف. كان يقول لكاهن آخر: "سوف أعطيك وصفتي: أُعطي الخطأة تعويضاً صغيراً، وأقوم بالباقي عوضاً عنهم". أكثر من الإماتات الملموسة التي كان يفرضها خوري آرس على نفسه، يبقى أساسيّاً للجميع قلب تعليمه: "إن النفوس ثمنها دم المسيح، ولا يمكن للكاهن أن يتكرّس لخلاصهم إذا رفض أن يشارك شخصيّاً "بثمن الفداء الباهظ". (رسالة الأب الأقدس البابا بندكتوس السادس عشر بمناسبة افتتاح السنة الكهنوتيّة)

ورغم هذا الوقت الّذي قضاه في سماع الإعترافات، وجد خوري أرس الوقت ليؤسّس في رعيّته مدرسة وميتماً، دعاه "ميتم العناية الإلهيّة"، كما شجّع رعيّته على المشاركة بما أمكنها في الحملة التي نظّمها أساقفة فرنسا، بعد مرور سنوات الرعب، من أجل إعادة تبشير فرنسا. كان معدماّ من ناحية المال، إنّما لم ينقصه الطعام يوماً في الميتم: كانوا يذهبون لأخذ الخبز، فيجدونه فارغاً، فيأتون الى بيت الرعيّة ليشكوا لكاهنهم الأمر، فيطلب منهم أن يصلوّا معه، وبعدها يعودون الى الميتم ليجدوا المعجن مليئاً بالقمح.

وحين كانت عاصفة بَرَد تضرب آرس، كان الفلاّحون يأتون طالبين إذن كاهنهم لعدم المشاركة في القدّاس، ليذهبوا لإنقاذ ما يمكن إنقاذه، فكان يعلم كيف يجد الحلّ الوسيط بين خوفهم المحقّ وبين واجبهم الإيمانيّ، فما كان يتواني في تأخير القدّاس حتى عودتهم، لا بل كان يساعدهم أيضاً. ورغم هذا، فإن سكّان الرعيّة كانوا يردّدون دوماً أن العواصف القويّة لم تضرب قريتهم بقسوة كما ضربت القرى المجاورة، وذلك طيلة حياة القديس بينهم..

موت الراعي

سنة 1858، أي سنة واحدة قبل موت القدّيس، بلغ عدد زوّار آرس سنوياً حوالى مئة آلف زائر يأتون للإعتراف. ورغم أن أسقف الأبرشيّة كان قد أرسل اليه فريقاً من كهنة يعاونونه في الإعتراف، إلاّ أن الحجّاج كانوا يريدون الإعتراف أمامه هو، فكان يبقى في كرسيّ الإعتراف حوالى 17 ساعة يوميّاً. كلّ من عرف خوري آرس كان يقول أن طبعه لم يكن هادئاً، بل قاسياً وعنيفاً، والصبر لم يكن أقوى فضائله، ولكنّه كان يقمع طبيعته في كرسيّ الإعتراف، صابراً ساعات طوال لقبول توبة المؤمنين، فكان "يبدو كملاك محبّة ولطف، إنّما على محيّاه كنّا نرى الإنهاك والإجهاد" بحسب قول شهود عايشوه. قوّة الرّوح التي حرّكت حياة جان ماري فيانّيه لم يقدر قلبه على تحمّلها طويلاً، وفي الساعة الثانية فجراً من 4 آب 1859، أسلم الخوري القدّيس الرّوح بسبب الإنهاك، بعد حياة تعب وخدمة متواصلة، بعمر 73 سنة. ثلاثة وسبعون سنة قضاها في حبّ المسيح، واهباً له قلبه، واضعاً كلّ إمكانيّاته في خدمة الجماعة التي أوكلتها الكنيسة الى رعايته. مرّة، في صلاته، هاجمه الشرير صارخاً: "لو كان هناك ثلاثة مثلك على الأرض، لكانت مملكتي مهدّمة الآن"، لذلك أعلنته الكنيسة شفيعاً للكهنة، وللإكليروس الأبرشيّ بشكل خاصّ، لكيما يكون مثالاً وقدوة في عطاء الذّات الكامل، في حبّ المسيح، وفي الوفاء لدعوته، وفي خدمة النفوس التي توكل اليهم، لتقديسها وتقديمها للرّب دون وصمة "ودون أن يهلك منهم واحد".

إعلان القداسة وشهادة الأب لاكوردير

في 8 كانون الأوّل 1905، أعلنه البابا بيوس العاشر طوباويّاً وشفيعاً لكهنة فرنسا. وفي 31 أيّار 1925 أعلنه البابا بيوس الحادي عشر قدّيساً، وفي العام 1929 عاد وأعلنه شفيع خوارنة الرعايا في العالم.

من أعظم الوعّاظ في تاريخ الكنيسة، كان جان باتيست هنري لاكوردير، واسمه في الدير الأب هنري دومنيك لاكوردير، راهباً من رهبة الآباء الوعّاظ (الدومنيكان)، ولد في ا2 أيّار 1802، ترك الإيمان في فترة الشباب، وصار محامياً لامعاً وخبيراً في فنّ الخطابة. إرتد عام 1824 وقرّر دخول الإكليريكيّة. طبع بشخصه كنيسة فرنسا في القرن التاسع عشر. ذهب الى روما لدرس اللاهوت ودخل رهبانيّة الدومينيكان، ثم عاد الى فرنسا ليعيد إحياء الرهبانيّة بعد منعها فترة الثورة وصار واعظ كاتدرائية سيّدة باريس الرسميّ. ذهب عام 1845 الى آرس ليتعرّف الى الخوري الشهير بعد أن سمع عنه الكثير في باريس، وعلم أهل القريّة بقرب حضوره، لأنّه كان من أشهر شخصيّات فرنسا، فحضّروا له الإقامة في قصر أحد النبلاء حيث قضى الليل. وعند الخامسة صباحاً ذهب الى كنيسة الرعيّة فوجدها مكتظّة والخوري بدأ الإعترافات منذ ساعات عدّة. بقي الضيف على شرفة الكنيسة الى أن حان القدّاس الإلهيّ، وألقى خوري أرس عظة عن الرّوح القدس، قائلاً "الرّوح القدس هو من يعمل في حديقة قلبنا". بعد القدّاس ذهب لاكوردير للتعرّف عليه وبادره قائلاً: "لقد عرّفتني على الرّوح القدس حقّاً"، أمّا خوري آرس فقال له "اليوم قد التقى النقيضين: العلم الأعظم والجهل الأعظم". ثم رافق الخوري الراهب الى القصر وكانا يتحادثان، ولمّا وصلا، ركع خوري أرس وطلب من الأب لاكوردير أن يعطيه البركة، فما كان من لاكوردير إلاً أن ركع بدوره، منتظراً نهوض الخوري ليباركه". وطيلة حياته، بقي لاكوردير يخبر عن هذا اللّقاء قائلاً: "أنا أجعل الناس يصعدون فوق كراسي الإعتراف (لأنّ الحشود كانت كثيرة حين كان يعظ، فكان الناس يتسلّقون كراسي الإعتراف ليروه)، أمّا هو فكان يجذبهم الى داخلها".